Publié le 06/04/2026 15:37
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Dans le secteur de l’habillement, le chausseur Minelli vient à nouveau d’être placé en redressement judiciaire. Deux ans après une procédure identique. L’entreprise créée en 1973 près de Marseille pourrait donc disparaître avec à la clé 200 emplois menacés.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Elle est la dernière boutique Minelli de Lyon. Ce fleuron de la chaussure française en a compté jusqu’à cinq dans l’agglomération. Aujourd’hui, l’enseigne est à nouveau placée en redressement judiciaire. « Je trouve ça dommage parce que ça fait partie des marques comme Monoprix ou le Prix Unique, qui font partie des marques qu’on connaît », témoigne cette passante.
La marque, créée en 1973 près de Marseille, a compté jusqu’à 600 salariés pour 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. Deux ans et demi après un premier redressement judiciaire, le chausseur a perdu 80 % de son chiffre d’affaires. « En centre-ville, la concurrence est acharnée, même les grandes enseignes sont obligées de fermer. Puis il y a probablement la concurrence d’Internet », estime un passant.
« Avec le coût de la vie aujourd’hui, c’est vrai qu’on fait attention, c’est une enseigne qui représente un certain coût, même si la qualité est là », poursuit une autre. Avec son positionnement moyenne gamme, l’enseigne n’a pas réussi à trouver sa place face à la concurrence asiatique.
« La solution, c’est de stopper la croissance de toutes ces plateformes d’ultra fast fashion qui lancent des produits qui sont à la fois de mauvaise qualité, mais surtout à des prix tellement bas que les Français sont aspirés dans cette spirale », réagit Yann Rivoallan, président de la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin.
Avec la disparition de nombreuses marques françaises en trois ans, 17 000 emplois ont été supprimés dans le secteur de la mode.
Source:
www.franceinfo.fr




