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Présidentielle 2027 : même si Bruno Retailleau a été adoubé par son fan-club, la droite et la gauche restent en ordre dispersé

Malgré la désignation de Bruno Retailleau par LR pour la présidentielle 2027, les divisions persistent à droite comme à gauche, rendant toute dynamique d’unité incertaine. Faute de projet commun et de consensus, les primaires apparaissent illusoires, tandis que la crainte d’un duel Bardella-Mélenchon domine les stratégies.


Publié le 20/04/2026 07:55

Temps de lecture : 3min

Bruno Retailleau, salue la foule lors du meeting dudes Républicains (LR), au Port-Marly, au nord-ouest de Paris, le 7 septembre 2025. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Bruno Retailleau candidat LR à la présidentielle : ça y est, c’est fait. L’ancien ministre de l’Intérieur a reçu, dimanche 19 avril, le feu vert des adhérents. 73,4 % ! Le président de LR sera donc le candidat de la droite. L’affaire est réglée, circulez, il n’y a rien à voir ! Enfin, presque, car ce plébiscite ne change rien. C’est un vote pour du beurre, comme on disait quand on était petits.

D’abord, parce qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Bruno Retailleau était le seul nom soumis au vote des militants. Les deux autres options portaient sur la méthode : l’organisation d’une primaire réservée à LR ou d’une primaire ouverte à l’ensemble de la droite et du centre. Et le corps électoral est riquiqui : seulement 77 000 personnes, soit 50 000 de moins qu’en mai 2025, lors du duel Retailleau-Wauquiez pour la présidence du parti. Un effondrement en un an !

Le but de cette consultation est d’enterrer ces maudites primaires que tout le monde réclame… mais dont personne ne veut. Et c’est bien parti, puisque rien qu’à LR, Xavier Bertrand est plus que jamais candidat ; l’ancien Premier ministre Michel Barnier est dans les starting-blocks — il a dit dimanche se sentir « capable d’être président de la République » ; le maire de Cannes, David Lisnard, a claqué la porte de LR pour se lancer. Laurent Wauquiez est en embuscade.

Au centre droit, Édouard Philippe domine les débats. Sans oublier Gabriel Attal, qui se lance au centre. Et aucun de ceux-là ne se rangera derrière Bruno Retailleau, adoubé dimanche par son fan-club.

Le même chaos règne à gauche. Une quarantaine de personnalités, emmenées par Raphaël Glucksmann, Boris Vallaud et Yannick Jadot, ont appelé ce week-end à rassembler la gauche hors LFI autour d’un « projet crédible et mobilisateur ». Mais, dans le même temps, Marine Tondelier, François Ruffin ou Clémentine Autain continuent de réclamer une primaire, sans trop y croire. Olivier Faure hésite. Et François Hollande « se prépare ».

Des primaires, ne seraient sans doute pas le bon moyen de départager ces ambitions. D’abord parce qu’une primaire suppose que les vaincus rallient le vainqueur. À droite comme à gauche, le ressentiment est tel que les risques de dissidence seraient nombreux. Les candidats LR auraient du mal à se ranger derrière un Édouard Philippe désigné et ne le feraient en aucun cas pour Gabriel Attal.

Quant aux écologistes et aux ex-Insoumis, ils excluent de soutenir François Hollande ou Bernard Cazeneuve, et l’inverse est également vrai. Une primaire ne peut être efficace que si les participants défendent un projet commun et s’ils ont le sentiment que la victoire à la présidentielle est au bout. Deux conditions qui ne sont pas réunies non plus.

En fait, pour le socle commun comme pour la gauche hors LFI, le moteur du rassemblement en vue de 2027, ce n’est pas la procédure de départage, c’est la trouille : la grande peur de l’automne prochain, celle d’un duel final Bardella-Mélenchon.


Source:

www.franceinfo.fr

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