« Si nous n’arrivons pas à faire en sorte qu’il n’y ait pas cinq, six, sept ou huit candidats de gauche au premier tour, et bien nous perdrons et l’extrême droite l’emportera », a averti le Premier secrétaire du Parti socialiste.
Publié le 12/04/2026 08:58
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La gauche continue de débattre du processus de sélection d’un ou plusieurs candidats à l’élection présidentielle de 2027. Elle « ne peut pas en permanence éviter la question » de la primaire, a regretté le patron du Parti socialiste Olivier Faure samedi 11 avril, devant Raphaël Glucksmann et Boris Vallaud, opposants à la stratégie prônée par le premier secrétaire du PS pour 2027.
« On pourra faire autant de colloques que l’on voudra, on pourra se réunir aussi souvent qu’il le faudra, si à un moment nous n’arrivons pas à faire en sorte qu’il n’y ait pas cinq, six, sept ou huit candidats de gauche au premier tour, et bien nous perdrons et l’extrême droite l’emportera », s’est agacé Olivier Faure, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) lors d’une table ronde. « Cette responsabilité-là, nous l’avons en commun et nous devons évidemment la gérer et ne pas être en permanence à éviter la question », a ajouté celui qui a estimé avoir « la légitimité » à être candidat, dans une interview à Libération vendredi. Il a également confirmé sa présence à un meeting prévu le 5 mai à Paris par ces partisans de la primaire unitaire.
La table ronde, organisée par le sénateur Ronan Dantec et son mouvement Ensemble sur nos territoires (ESNT), se voulait uniquement portée sur le fond du débat et le programme, et il n’était « pas question de parler de primaire » selon les organisateurs. Tous deux opposés à ce processus de sélection, l’eurodéputé coprésident de Place publique Raphaël Glucksmann ainsi que le président du groupe PS à l’Assemblée nationale Boris Vallaud s’en sont tenus aux consignes.
Yannick Jadot, également présent, a de son côté appelé à repartir d’un « projet ». « Un processus de désignation, ça n’est pas un projet politique. Un processus ne règle pas les problèmes. Arrêtons de poser le casting comme la pré-condition de notre rassemblement, parce que sinon ce sera l’échec », a lancé le sénateur de Paris en réponse à Olivier Faure. « Il faut arrêter de faire votre Congrès numéro 2 dans les médias, les gars », a lancé aux socialistes Léa Balage El Mariky, députée écologiste favorable à cette primaire allant de François Ruffin (Debout!) à Olivier Faure en passant par Clémentine Autain (L’Après).
Source:
www.franceinfo.fr




