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Pourtant interdit en France, un insecticide utilisé contre les punaises de lit continue à circuler et a fait quatre morts, alertent les autorités sanitaires

Vendu « illégalement sur des marchés, dans des bazars ou sur internet », le « Sniper 1 000 » continue d’être utilisé, malgré les saisies de flacons et les alertes régulièrement effectuées par les autorités sanitaires.


Publié le 13/04/2026 15:33

Temps de lecture : 2min

Une capture d’écran montrant l’insecticide « Sniper 1 000 », interdit en France. (PHILIPPE TURPIN / AFP)

Il était principalement utilisé contre les infestations de punaises de lit et de cafards, jusqu’à son interdiction en 2013. Mais le « Sniper 1 000 » continue de circuler, causant un « nombre croissant d’intoxications » dont quatre ont été mortelles, alerte, lundi 13 avril, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), évoquant un « important trafic » notamment en Ile-de-France. Les punaises de lit résistant aujourd’hui à « la quasi-totalité des insecticides en vente libre », l’Anses recommande, si l’infestation persiste, de recourir à un professionnel certifié.

« Autrefois utilisé pour combattre les insectes dans les habitations, les entrepôts, les cultures et les élevages », le dichlorvos, principale substance active biocide du « Sniper 1 000 », est interdit depuis 2013 en France et dans l’Union européenne « en raison de sa toxicité élevée », rappelle l’agence dans son bulletin de vigilance (PDF). Or, vendu « illégalement sur des marchés, dans des bazars ou sur internet », le « Sniper 1 000 » continue d’être utilisé pour lutter contre punaises de lits et cafards, malgré les saisies de flacons et les alertes régulièrement effectuées par les autorités sanitaires.

Plus de 206 cas d’intoxication liés à ce produit avaient été recensés par les Centres antipoison entre 2018 et juin 2023. Et ces intoxications « peuvent être graves », avec des « symptômes respiratoires, digestifs, neurologiques ou neuromusculaires pouvant aller jusqu’au décès », précise l’agence. Or, le nombre de cas a fortement augmenté de début 2023 à fin 2025, avec 351 intoxications recensées sur trois ans, dont six sur dix concernaient des femmes. Si la plupart étaient bénignes, une sur dix était de gravité moyenne et quatre cas ont entraîné la mort. Car le « Sniper 1 000 », toujours « importé principalement d’Afrique subsaharienne », fait l’objet d’un « important trafic francilien qui s’étend désormais à d’autres grandes villes de France », rapporte l’agence, rappelant qu’il ne faut pas l’utiliser.

Près de 7 expositions sur 10 se sont produites en Ile-de-France – dont plus d’une sur cinq dans le seul département de la Seine-Saint-Denis –, où le produit avait été acheté principalement sur des marchés ou dans des bazars. Mais « contrairement au précédent bilan », le produit circule désormais sur tout le territoire, des intoxications ayant été rapportées à Marseille, Limoges, Lyon et en outre-mer notamment, souligne l’agence sanitaire.


Source:

www.franceinfo.fr

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