Publié le 11/04/2026 21:45
Mis à jour le 11/04/2026 21:46
Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min
Atteint de la maladie de Parkinson depuis près de dix ans, Romain Berger a vu les traitements classiques devenir inefficaces. Une stimulation cérébrale profonde lui a été proposée. Une intervention spectaculaire qui lui a permis de retrouver progressivement une partie de ses capacités et un espoir de vie plus “normale”.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Romain Berger est atteint de la maladie de Parkinson depuis près de 10 ans. Et les traitements classiques ne fonctionnent plus comme il témoigne : « Aujourd’hui, je ne contrôle plus grand-chose. Je suis presque incapable de me déplacer, de fermer la chaise, de mettre des chaussures. Si je n’ai pas ma pompe, je suis équipé d’une pompe à morphine. Si je n’ai pas la pompe, je suis une statue. C’est-à-dire que, allongé, je ne peux pas me retourner pour soulever le drap ou remettre mon oreiller. Je ne peux pas bouger, quoi. »
Alors, un traitement spectaculaire lui est proposé : la stimulation cérébrale profonde. « J’ai compris que deux électrodes vont m’être installées dans le cerveau et vont créer un courant électrique qui va leurrer le cerveau. C’est hallucinant », confie Romain Berger. Une opération hors du commun qui va durer cinq heures. Pr Carine Karachi, neurochirurgienne, précise : « C’est vrai que c’est aussi la seule opération où on descend à l’échelle du neurone. On va enregistrer un seul neurone. C’est quand même incroyable. »
Au milieu de l’intervention, il faut réveiller le patient. Une neurologue va d’abord évaluer les symptômes. Rigidité. Difficulté de motricité. Puis la stimulation électrique est activée. Et là, « Il y a un effet net sur la kinési », observe la médecin.
Pour que le cerveau s’adapte au courant, pour ajuster les réglages, il faut de longs mois. Quelques difficultés d’élocution sont d’ailleurs apparues les premières semaines chez Romain. Mais au bout de cinq mois, il y a comme un sentiment de libération. Il nous partage : « Je me sens vraiment mieux. Je crois que les derniers réglages sont pas mal. Je n’ai plus de mouvements aléatoires. C’est déjà énorme. Et puis, ces moments où je suis totalement paralysé et enfermé dans mon corps, ils sont de moins en moins importants et de moins en moins difficiles à traverser. Donc, c’est déjà un gain énorme. »
Et il le sait, les réglages ne sont pas au bout de leurs possibilités. Son quotidien pourrait encore s’améliorer comme il se laisse à rêver : « J’ai des désirs qui sont simples, c’est de retrouver la vie intense. »
Source:
www.franceinfo.fr




