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"Nouvelle France" : "c'est une nouvelle réalité sociale dont on est très fiers", explique Louis Boyard


Publié le 06/04/2026 09:50



Mis à jour le 06/04/2026 09:59

Temps de lecture : 3min – vidéo : 10min

Louis Boyard, député LFI du Val-de-Marne, est « l’invité politique » lundi 6 avril. Il revient sur la désignation d’une “Nouvelle France” présente lors de la marche contre le racisme organisée par le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Antoine Comte : Bonjour, Louis Boyard. Merci d’être avec nous ce matin sur Franceinfo TV. Première question, vous étiez présent il y a deux jours à un rassemblement contre le racisme organisé par le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. Votre patron, votre leader, Jean-Luc Mélenchon, parle de rassemblements qui correspondent à ceux de la « Nouvelle France ». C’est quoi la « Nouvelle France » ? Elle s’oppose à quelle France, en fait ?

Louis Boyard : Déjà, en premier lieu, je veux dire, en tant qu’élu du Val-de-Marne, que je remercie infiniment la Seine-Saint-Denis qui nous a offert un moment politique d’une importance inouïe. C’est-à-dire que des milliers de personnes qui ont vécu le racisme et vivent encore le racisme aujourd’hui ont dit : « maintenant, ça en est terminé de l’exploitation, du mépris, des insultes racistes ». Et je tiens à signifier que le Premier ministre et la ministre de la lutte contre les discriminations, qui n’étaient pas là, on ne les a pas attendus pour lutter contre le racisme.

Le gouvernement a réagi et a condamné ce qui est arrivé à Bally Bagayoko.

C’est encore la moindre des choses. Par contre, je ne comprends pas pourquoi ils ne viennent pas manifester contre le racisme. De toute façon, les élus qui étaient là en écharpe du tricolore disaient : « on ne vous a pas attendus pour lutter contre le racisme, et on sait qu’il va falloir faire sans vous parce que vous êtes aussi les premiers à propager cette parole raciste ».

Deuxièmement, la « Nouvelle France », c’est une réalité sociale. Je vous donne un exemple sur la question des inégalités entre les femmes et les hommes. L’égalité civile entre les femmes et les hommes, elle a moins d’un siècle. Aujourd’hui, on voit, par exemple, je donne l’exemple des études de médecine, vous avez 65 % de femmes dans ces cursus-là. C’est inouï, c’est tout nouveau.

Pareil sur les premières, deuxièmes, troisièmes générations de l’immigration, qui de plus en plus prennent des responsabilités culturelles, économiques, politiques. Le visage de la France d’aujourd’hui n’est plus le visage de la France d’à l’époque. Et les enjeux du dérèglement climatique, du numérique ou même de toutes les contradictions d’un système économique qui nous mène à l’impasse nous poussent à penser à cette « Nouvelle France » qui est une réalité sociale.

Elle s’oppose à quelle France, en fait ? On a du mal à comprendre précisément.

C’est là où c’est intéressant, tout le monde cherche à l’opposer. Elle s’oppose à la France d’il y a 60 ans, dans laquelle il n’y avait pas internet, on ne parlait pas du dérèglement climatique, on n’avait pas encore l’égalité civile entre les femmes et les hommes, les différentes générations de l’immigration postcoloniale n’avaient pas la place prépondérante qu’elles ont aujourd’hui dans notre pays, parce que tout était fait pour essayer de les mettre sur le côté.

Sauf qu’aujourd’hui, leurs enfants sont chefs d’entreprise, ouvriers techniques, responsables politiques, maires. Voilà, c’est ça, la « Nouvelle France ». C’est dans l’histoire de notre pays, cette nouvelle réalité sociale dont on est très fiers.

Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.


Source:

www.franceinfo.fr

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