- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilEnvironnementMontée des eaux : les paludiers du Guérandais donnent 100 000 euros...

Montée des eaux : les paludiers du Guérandais donnent 100 000 euros pour protéger les marais salants

Les récoltants de sel ont pris la décision à l’unanimité. Même si l’eau est leur ressource naturelle, travailler dans des salines submergées est impossible.


Publié le 07/04/2026 10:33

Temps de lecture : 2min

Les travaux pour réparer les digues des marais salants de Guérande ont pris un an après la tempête Céline, en 2023. (HELENE ROUSSEL / RADIO FRANCE)

Les 225 paludiers de la coopérative Le Guérandais ont décidé de céder plus de 100 000 euros de dividendes pour protéger les marais salants de Guérande (Loire-Atlantique), menacés par la montée des eaux, rapporte ICI Loire Océan mardi 7 avril.

Cette décision a été prise à la quasi-unanimité. « On a tous pris conscience de la fragilité des marais après Xynthia » (tempête qui avait fait 47 morts en France en 2010), déclare Thibaut David, paludier et administrateur de la coopérative, au micro d’ICI Loire Océan. « Cet argent, on le met à disposition de l’association des propriétaires de salines », à savoir l’Association syndicale autorisée (Asa), appelée aussi le syndicat des digues, chargée de l’entretien et des travaux. En 2023, la tempête Céline avait causé 1,4 million d’euros de dégâts. Et déjà, en 2018, les paludiers avaient débloqué une première fois 80 000 euros pour aider à renforcer les digues et à colmater les brèches.

Les 100 000 euros de dividendes proviennent de la filiale Terre de Sel, qui propose les produits Le Guérandais et des visites touristiques dans les marais salants de Guérande, une filiale « en très bonne santé », se félicite Thibaut David. L’argent va notamment permettre de « renforcer les talus », « faire en sorte qu’ils protègent les salines en cas de tempête et qu’il n’y ait pas de brèche en cas de submersion », détaille l’administrateur de la coopérative. Une partie de la somme va aussi être dédiée à des expérimentations, avec des pièges à sédiments et des pieux en bois pour « briser la houle et protéger la digue qui est derrière ».

Sans ces protections, « la mer grignote nos salines », poursuit Thibaut David. « Et même si l’eau est notre ressource première, si les salines – qui sont à 3 mètres sous le niveau de la mer – sont submergées en permanence, on ne peut plus travailler », explique-t-il.

Au total, pour protéger les marais salants, soit « 160 km de digues en linéaire, nous avons 250 000 euros par an », chiffre Yann Henry, président de l’Asa, au micro d’ICI Loire Océan. Cet argent apporté par la coopérative Le Guérandais vient ainsi s’ajouter au budget financé par les taxes aux propriétaires et les subventions de l’agglomération La Baule-Guérande. « Cette donation de la coopérative nous donne un peu d’air », salue Yann Henry.


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img