Guillaume Lissy, maire (Parti socialiste) de Seyssinet-Pariset, a été élu président de la Métropole de Grenoble, jeudi 30 avril, grâce aux voix d’une grande partie des élus de gauche et de droite, mais sans celles de La France insoumise (LFI). M. Lissy, 47 ans, qui se présentait à la tête d’un collectif d’élus de gauche (socialistes, communistes, écologistes), dont la nouvelle maire de Grenoble, Laurence Ruffin, a été élu dès le premier tour avec 87 voix sur 109.
Le vote a été mené en moins d’une heure, contrastant fortement avec la séance de jeudi dernier, lorsque les élus avaient échoué à se choisir un président malgré deux tours de scrutin et plus de douze heures de négociations en coulisses, qui s’étaient achevées tard dans la nuit en raison d’un malaise de M. Lissy.
L’élection du nouveau président a été rendue possible par le retrait de la course de Raphaël Guerrero (divers centre), maire de Jarrie et vice-président aux finances sortant, qui était arrivé en tête la semaine dernière, après un accord conclu dans l’intervalle entre les deux principaux groupes.
« Un accord d’équilibre »
« Nous avons trouvé un compromis, un accord d’équilibre qui permet de sortir par le haut » alors que l’assemblée avait « presque touché le fond » en affichant ses divisions la semaine précédente, a expliqué M. Lissy avant le vote.
L’élu grenoblois LFI Allan Brunon, également candidat et qui espérait nouer avec la gauche un accord similaire à la « fusion technique » qu’il avait conclue avec Mme Ruffin au second tour des élections municipales à Grenoble, a obtenu pour sa part dix voix. « Mes chers collègues de gauche, s’il y en a encore dans cette assemblée, vous êtes en train d’accepter un compromis moral avec des maires de droite. Quelle honte ! », a-t-il lancé.
La Métropole de Grenoble regroupe 49 communes représentant quelque 450 000 habitants. Son nouveau président succède à Christophe Ferrari (ex-Place Publique), en poste depuis 2015, et qui ne se représentait pas. Ce dernier mandat avait été émaillé de vives tensions entre M. Ferrari et le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, qui avait à l’époque soutenu un autre candidat. Mme Ruffin, qui a succédé le mois dernier à Eric Piolle à la mairie de Grenoble, avait dit de longue date vouloir tourner la page de ces divisions, plaidant pour une métropole « apaisée, qui respecte toutes ses communes ».
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