Invité dimanche sur franceinfo, le président du syndicat Cyril Chabanier croit « comprendre que le gouvernement est assez ouvert à une discussion pour réduire la liste des établissements qui pourront ouvrir le 1er-Mai ». Huit syndicats ont rendez-vous lundi avec le ministre du Travail.
Publié le 12/04/2026 23:01
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« On ne peut pas » résoudre le problème du « pouvoir d’achat des salariés en les faisant travailler soit le dimanche, soit les jours fériés », pointe dimanche 12 avril sur franceinfo Cyril Chabanier, président de la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens), même s’ils sont « payés le double le 1er-Mai ». Il « faut que les augmentations de salaires se fassent normalement », insiste-t-il. Lui et les autres représentants de syndicats seront reçus lundi à 18 heures par le ministre du Travail pour parvenir à une « solution efficace et acceptable ».
« On ne peut pas dire à quelqu’un qui a des difficultés à remplir son frigo, que la solution c’est d’aller travailler les jours fériés. Non, la solution, c’est d’avoir des négociations salariales qui soient acceptables et qui permettent de vivre décemment », poursuit le président de la CFTC.
« Je suis rassuré sur le fait que demain, nous serons reçus et qu’a priori la commission mixte paritaire risque d’être décalée », espère Cyril Chabanier qui demande, avec les autres syndicats, à ce que la CMP ne soit pas convoquée par le Premier ministre après le vote d’une motion de rejet sur le texte vendredi par l’Assemblée nationale, afin d’éviter un débat dans l’hémicycle.
« On pourra peut-être au moins avoir le temps d’échange qui n’a pas pu se faire au Parlement. » Il croit « comprendre que le gouvernement est assez ouvert à une discussion pour réduire la liste des établissements qui pourront ouvrir le 1er-Mai », avance le président de la CFTC.
Cette rencontre avec Jean-Pierre Farandou « nous permettra, nous les syndicats, d’avoir un vrai débat et je pense qu’il y aura deux ou trois réunions avec le ministre du Travail », explique Cyril Chabanier. « Cette loi ne nous convient pas, ce n’est plus une simple dérogation, c’est la porte ouverte à ce que tout le monde travaille. On nous parle de volontariat, mais il n’est pas réel, on l’a vu dans le travail du dimanche », rappelle-t-il.
Source:
www.franceinfo.fr




