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« L’IA, un outil pour le travail social ? » : « Ne pas confondre justesse statistique et pertinence sociale »

C’est, à première vue, la rencontre de deux mondes que tout oppose. D’un côté, l’intelligence artificielle (IA), capable de produire des synthèses écrites et des recommandations par le biais de la statistique, s’appuyant sur un immense corpus de données existantes. Sans conscience, intention ni subjectivité. De l’autre, l’univers du travail social, au cœur duquel se trouve le relationnel humain. Ses professionnels font quotidiennement l’expérience de l’incertitude. Ils doivent, pour agir, comprendre la complexité des situations de terrain, et en particulier les singularités familiales, sociales, culturelles des personnes suivies.

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L’intégration de l’IA au sein des équipes de travailleurs sociaux a pourtant d’ores et déjà commencé, explique Adrien Guionie, dans son ouvrage L’IA, un outil pour le travail social ? (Erès, 192 pages, 20 euros). Cet assistant de service social en protection de l’enfance détaille dans ce « manuel pratique et éthique » cette évolution des usages – qui n’en est qu’à ses débuts –, les atouts des solutions déployées pour un accompagnement plus efficace, mais aussi les multiples risques et enjeux que soulève leur arrivée dans le quotidien des professionnels.

Quelle est la place de l’IA aujourd’hui ? Si elle n’est pas centrale, l’auteur note que « dans plusieurs départements, des travailleurs sociaux expérimentent l’usage d’IA génératives pour structurer et relire des rapports ». D’autres y ont recours pour « cartographier les ressources locales ou identifier des dispositifs adaptés à la situation d’un usager ». Elle apporte un gain de temps, et peut permettre aux écrits de gagner en clarté.

Encadrer les pratiques

L’IA offre aussi « une dimension réflexive », explique M. Guionie. Elle permet d’interroger son propre travail, en proposant un « miroir de nos pratiques ». En étudiant les textes produits par la machine, l’humain peut questionner les siens, et « analyser les biais, les automatismes et les zones d’ombre de l’écriture ou de l’analyse sociale ».

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Source:

www.lemonde.fr

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