« Rallumer les lumières. » La promesse de rétablir l’éclairage public la nuit a animé les élections municipales dans de nombreuses communes. Enjeu écologique pour les uns, mesure renforçant l’insécurité pour les autres, l’extinction ou la diminution de l’éclairage public a vu s’opposer les candidats de gauche et écologistes, d’une part, et ceux de la droite et d’extrême droite, de l’autre. Au grand dam des chercheurs spécialistes de la biodiversité, qui craignent un retour en arrière.
Dès le lendemain de son élection, Thomas Cazenave, nouveau maire Renaissance de Bordeaux, a ainsi annoncé vouloir « rallumer la lumière la nuit dans toutes les rues de la ville ». A Poitiers, Anthony Brottier, ancien macroniste, s’est lui aussi engagé à rétablir l’éclairage « partout où cela est nécessaire ». Ludovic Fagaut, nouvel élu (Les Républicains, LR) de Besançon, a décidé d’illuminer de nouveau la citadelle, alors que le site fait l’objet d’un arrêté préfectoral de protection du biotope interdisant le dérangement des espèces nichant dans les falaises.
A Lyon, Jean-Michel Aulas avait fait de l’extinction des lampadaires un des axes de sa campagne contre le maire écologiste Grégory Doucet. Idem à Clermont-Ferrand, Brest, Aurillac où la droite a enfourché ce cheval de bataille contre les maires sortants. Jusqu’à Strasbourg où Catherine Trautmann (PS), alliée au candidat Horizons, a déclaré vouloir « tourner la page » de l’ancienne équipe de l’écologiste Jeanne Barseghian, notamment en rétablissant « très rapidement » les lumières la nuit.
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Source:
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