L’élue est entendue à Paris dans le cadre d’une enquête liée à un message publié fin mars sur le réseau social X, depuis supprimé.
Publié le 02/04/2026 13:55
Mis à jour le 02/04/2026 16:06
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L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue, jeudi 2 avril à Paris, pour « apologie du terrorisme », a appris France Télévisions de source interne à son parti, La France insoumise, et de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. Convoquée dans le cadre d’une enquête du pôle national de lutte contre la haine en ligne, elle s’était présentée d’elle-même au siège de la direction régionale de la police judiciaire.
Lors de cette garde à vue, une petite quantité de drogue de synthèse a été découverte dans le sac de l’eurodéputée, rapporte par ailleurs à franceinfo une source proche du dossier. Selon cette même source, Rima Hassan a expliqué aux enquêteurs avoir acheté du CBD à Bruxelles, et que la drogue lui avait été donnée à son insu. Sa garde à vue a été étendue aux faits de « transport », « détention », « usage de stupéfiants » et « refus de se soumettre aux relevés signalétiques ».
Le 26 mars, sur le réseau X, Rima Hassan avait posté un message évoquant Kozo Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise, impliqué dans un attentat meurtrier en Israël en 1972. Ce message a depuis été supprimé. L’Observatoire juif européen confirme à France Télévisions avoir déposé plainte contre Rima Hassan au sujet de ce message le jour même de sa publication.
Ce n’est pas la première fois que la parlementaire et militante pro palestinienne est visée par une procédure pour « apologie du terrorisme » : elle est ciblée depuis fin 2023 par une enquête judiciaire pour apologie du terrorisme, après avoir tenu des propos considérés comme une marque de soutien au Hamas dans la foulée de l’attaque du 7-Octobre.
Sur le réseau social X, Jean-Luc Mélenchon a vivement réagi à la garde à vue de Rima Hassan, dénonçant une « police politique » et s’indignant d’une procédure liée, selon lui, à « un retweet ». Il juge qu' »il n’y a donc plus d’immunité parlementaire en France » et juge la situation « insupportable », estimant que certaines dispositions contestées « s’appliquent déjà » sans avoir été adoptées.
Source:
www.franceinfo.fr




