Publié le 04/04/2026 22:23
Mis à jour le 04/04/2026 23:02
Temps de lecture : 3min – vidéo : 3min
Les tondeuses robots ultra-connectées sont-elles l’avenir des gazons ? Une tondeuse vendue sur sept était un robot l’an dernier, soit 66% de plus qu’en 2023.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Comme un petit vaisseau sur roues qui parcourt la pelouse en long, en large et en travers, en toute autonomie. À Bossendorf (Bas-Rhin), Jean-Christophe Schielin a acquis un robot tondeuse il y a deux ans maintenant. Objectif : entretenir son terrain de plus de 900 mètres carrés, sans effort ou presque. « Vis-à-vis de la tonte c’est super. Je ne le rendrai plus, ça c’est certain. Pas de bruit, pas d’essence, entretien quasi inexistant, tout est pilotable par le téléphone avec une appli », énumère-t-il.
Une machine facile d’utilisation selon lui, et surtout le moyen de gagner deux heures de son temps chaque semaine, qu’il passait avant à tondre. Désormais, il lui suffit de programmer son engin sur son téléphone, et sa pelouse est coupée, même lorsqu’il n’est pas à la maison. « En dessous, le système de coupe, on a simplement trois lames de cutter. On les change avec un tournevis, peut-être tous les deux mois », explique l’usager.
Cette technologie séduit de plus en plus de Français. En 2025, une tondeuse vendue sur sept était un robot. C’est 66% de plus qu’en 2023. Et dans une grande surface de bricolage à Geispolsheim (Bas-Rhin), les demandes se multiplient en ce début de printemps. Un retraité, par exemple, a décidé, lui aussi, de sauter le pas. « J’en vois partout maintenant. J’ai des voisins qui ont des robots, etc. Dans les restaurants, des fois, on est assis sur la terrasse, le robot travaille pendant ce temps-là », glisse-t-il.
L’offre, elle, s’est multipliée. Une dizaine de modèles sont proposés dans ce magasin, vendus de 400 à 1 500 euros selon la surface à tondre et la technologie utilisée. « Ce genre de produit, vous allez délimiter le périmètre de votre terrain avec du fil pour permettre au robot tondeuse de se situer. Ensuite, (…) vous avez de la connexion GPS, par rapport au satellite », détaille Marine Olive, conseillère au rayon jardin.
Résultat : des robots souvent plus chers que les tondeuses classiques. Certains peuvent même dépasser les 3 000 euros. Pas de quoi séduire un client. « J’ai des pâquerettes, de l’herbe vivante, donc je n’ai pas besoin de tondeuses comme ça », explique-t-il. Mais ce que certains voient encore comme un gadget devient pour d’autres un indispensable. Stéphane Diss, technicien chez Diebold Motoculture, installe désormais une centaine de robots tondeuses par an : « Depuis l’arrivée du GPS, il y a eu un gros bond. Le fait de ne plus avoir de fil à poser sur le terrain, ça a vraiment changé la donne. C’est beaucoup plus simple ».
Pour guider le robot, il va, grâce à un chariot, cartographier précisément le terrain à tondre. « Avec l’arrivée des caméras et de l’IA, on peut se permettre d’aller dans des terrains vraiment très, très compliqués. Dans 10% des cas, je dirais, on ne peut pas le faire », explique le professionnel. Mieux vaut donc tout de même s’assurer que son terrain est adapté avant d’investir. Autre conseil : ne pas faire tourner son robot tondeuse la nuit pour éviter de blesser les animaux nocturnes, comme les hérissons.
NielsenIQ – Étude sur le marché du Bricolage-Jardinage en 2025
Liste non exhaustive
Source:
www.franceinfo.fr




