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Les produits des monastères : un commerce divin


Publié le 03/04/2026 17:19

Temps de lecture : 3min – vidéo : 3min

Le 13 h enquête sur le renouveau du business des monastères et les produits qui y sont fabriqués comme le miel et les légumes bio. Dans le Gers, les 24 sœurs de l’abbaye de Boulaur se mettent en scène sur les réseaux sociaux pour venter leurs bons produits. À la clé, des revenus pour entretenir le patrimoine.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

Sur les réseaux sociaux, on les voit prier, travailler la terre et faire de la pub pour vendre leurs produits bio. Les 24 sœurs de l’Abbaye de Boulaur (Gers) utilisent les codes d’aujourd’hui et n’hésitent plus à se mettre en scène. « On ne rentre pas au monastère en pensant se retrouver dans des situations comme ça, ça a un côté comique de dire… Notre vie est vraiment faite de beaucoup de choses », explique Soeur Diane.

Leurs machines agricoles étaient vieilles. Pour en financer de nouvelles, elles ont lancé un appel pour vendre en nombre leurs confitures, leurs bières et leurs conserves. « On n’a pas vraiment changé nos outils depuis 10 ans. On ne s’est pas adapté aux méthodes de l’agriculture biologique ni de conservation des sols. Donc là, pour nous, c’est un bel avenir de pouvoir s’y mettre », détaille Soeur Béatrice. En quelques semaines, elles ont récolté 15 000 euros afin d’investir dans de nouveaux outils.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, les moines de Tournay (Hautes-Pyrénées) avaient besoin de changer les fenêtres de leur abbaye. « Aujourd’hui, elles ferment mal, il y a des courants d’air et de froid, il faut penser à isoler le bâtiment », déclare le Moine Nicolas, supérieur de l’abbaye. Avant Pâques, ils ont fabriqué des centaines de kilos de confiseries, bien plus qu’à l’accoutumée.

Là encore, les clients ont répondu présent. « Le résultat a dépassé toutes nos attentes, car on ne s’attendait pas du tout à la réactivité et à la réponse des personnes », poursuit-il. Une tonne de friandises vendue, un sérieux coup de pouce pour entretenir leur patrimoine.

Les produits monastiques se vendent comme du bon pain. Dans la boutique parisienne qui leur est consacrée, on trouve plus de 3 000 références. L’image des abbayes est devenue un gage de qualité et d’authenticité. « Ça sort du cœur en fait, c’est fabriqué à la main avec beaucoup de soin, et vu que j’aime beaucoup aussi l’art, ça m’en parle en fait », témoigne une cliente.

Ici, l’une des meilleures ventes, c’est une eau dite miraculeuse qui soigne tous les problèmes de peau. « Ça s’appelle l’eau d’émeraude, c’est un joli nom. On vend par milliers d’exemplaires, je veux dire dans l’année. Les clients ne peuvent pas s’en passer. Si les clients arrivent et qu’il n’y en a plus, ils vont faire la révolution », affirme Pascale, vendeuse de la boutique d’Artisanat monastique.

La gamme de produits monastiques s’est diversifiée. Le marché s’est adapté à l’époque. Le chiffre d’affaires est estimé à 80 millions d’euros par an.


Source:

www.franceinfo.fr

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