- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilEnvironnementLes océans ont atteint en mars un niveau de chaleur quasi record...

Les océans ont atteint en mars un niveau de chaleur quasi record avec 20,97°C, signe du retour probable d'El Niño

Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées.


Publié le 10/04/2026 11:00



Mis à jour le 10/04/2026 11:29

Temps de lecture : 2min

Une vue de l’océan Pacifique, le 2 octobre 2025 à Dania Beach, en Floride (Etats-Unis). (JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Les océans ont atteint en mars un niveau de chaleur quasi record avec 20,97°C, selon l’observatoire européen Copernicus, signe du retour probable du phénomène naturel de réchauffement El Niño qui viendrait s’ajouter au changement climatique d’origine humaine. Le bulletin mensuel de Copernicus, publié vendredi 10 avril, est un signal d’alarme.

Après les trois années les plus chaudes jamais mesurées sur Terre, le retour de plus en plus probable d’El Niño – un phénomène périodique qui modifie toute la météo et les vents au-dessus du Pacifique – dans la seconde partie de l’année fait craindre aux climatologues que l’humanité ne se dirige vers de nouvelles chaleurs extrêmes.

La température de surface des océans (hors zones polaires) a été un dixième de degré sous le record de mars 2024. Et la moyenne continue d’augmenter en avril, selon le tableau de bord en temps réel de Copernicus. Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique correspond au réchauffement périodique à grande échelle des eaux d’une partie du Pacifique, qui affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois. La température des océans « témoigne d’une transition probable vers des conditions El Niño », juge Copernicus.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) de l’ONU a déjà estimé que le retour était possible cette année, tandis que s’estompe le phénomène inverse La Niña, associé à des températures plus fraîches. L’OMM estimait début mars à 40% la probabilité qu’il apparaisse d’ici juillet. Le réchauffement des océans dilate l’eau, ce qui élève le niveau de la mer. Il renforce les vagues de chaleur marines qui affaiblissent les coraux et aggrave des phénomènes météorologiques extrêmes comme les pluies intenses ou les cyclones.

Terres et mers confondues, le mois de mars se situe au quatrième rang pour les températures à la surface du globe, à 1,48°C au-dessus des valeurs estimées pour la période préindustrielle (1850-1900), avant que la combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz ne réchauffe durablement le climat.


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img