Sur les murs de Caracas, les affiches qui demandent le retour du président, Nicolas Maduro et de son épouse, capturés par les forces spéciales américaines le 3 janvier, palissent lentement. Celles de la nouvelle présidente, Delcy Rodriguez, prennent la relève. « Delcy avance, tu as ma confiance », dit le texte au-dessus de son portrait, sur fond bleu outremer. Pas de logo du Parti socialiste unifié, ni même de drapeau vénézuélien. Toute trace de la révolution bolivarienne a disparu. L’heure est à la coopération avec Washington.
Donald Trump s’est dit « très satisfait » de Mme Rodriguez, qui ouvre le pays et ses immenses réserves pétrolières et minières aux investisseurs étrangers. Le président américain ne semble pas pressé de voir la dirigeante de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, rentrer au pays. A l’écart de la transition en cours, l’opposition tente de se faire entendre.
« Jamais un gouvernement de droite n’aurait pu faire adopter la loi sur les hydrocarbures, qui met fin à un demi-siècle d’étatisation du pétrole, comme l’a fait Delcy Rodriguez en mars », souligne l’ancien diplomate José Rojas, pour qui « les Américains jouent finement ». Le scénario qui se déroule à Caracas a pris tout le monde de court. « Personne ne pouvait imaginer que Donald Trump allait maintenir aux commandes du pays une chaviste organique comme Delcy Rodriguez », continue M. Rojas.
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Source:
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