Le centre de Séoul va perdre de son éclat avec l’adoption mercredi de nouvelles directives pour atténuer la luminosité des emblématiques écrans vidéo ornant la capitale sud-coréenne, suite à une avalanche de plaintes. Le nombre de ces écrans, parfois gigantesques, a explosé, suscitant l’enthousiasme sur les réseaux sociaux. Les passants peuvent ainsi voir des stars de la K-pop ou des dauphins en 3D sur des panneaux incurvés. Mais les habitants de Séoul sont moins ébahis que les touristes, en particulier les automobilistes roulant de nuit éblouis par ces installations. Des milliers de plaintes on afflué ces dernières années, conduisant donc à l’adoption mercredi de ces nouvelles recommandations.
Ces panneaux se sont multipliés après que plusieurs lieux ont été désignés comme zones de publicité libre, dans le cadre d’un projet visant à faire de la place Gwanghwamun, au centre de Séoul, un nouveau Times Square d’ici 2033. Les nouvelles directives recommandent une intensité lumineuse maximale de 7.000 candelas -une unité de mesure de l’intensité lumineuse- en journée, soit la moitié du niveau mesuré sur certains écrans, et 350-500 candelas la nuit. Un des écrans de la place Gwanghwamun fait la taille de quatre terrains de basket et son écran à ultra-haute résolution 6K est réparti sur deux côtés du bâtiment, créant un effet enveloppant.
« Les couleurs sont si vives qu’on a l’impression qu’elles se propagent comme des vagues », a décrit mercredi soir à l’AFP Kim Hee-soo, 23 ans, étudiante en art. La ville conseille également de limiter les fonds blancs très lumineux, d’utiliser des transitions progressives et d’éviter les clignotements et effets stroboscopiques intenses. Les autorités espèrent ainsi réduire la consommation d’électricité des installations de 15%. Ces recommandations « ajustent la luminosité au-delà du nécessaire pour garantir la lisibilité des publicités et réduire la fatigue visuelle des citoyens, tout en améliorant l’efficacité énergétique », a commenté Choi In-gyu, un responsable local.
Mais Lee Youn-kyu, 55 ans, qui travaille dans le transport maritime, n’est pas convaincu, affirmant que les panneaux séoulites restent moins lumineux que ceux d’autres métropoles mondiales. « Nous ne pouvons pas non plus ignorer leur aspect pratique pour les piétons et le côté esthétique que ces lumières ajoutent », a-t-il déclaré à l’AFP. « Je pense que c’est important de trouver un bon équilibre entre tous ces paramètres ».
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