Après les bouchers et l’architecture, le végétal et l’animal. Des arbres, des adventices, celles qu’on appelait autrefois « mauvaises herbes », des fleurs des champs, mais aussi des ânes, des moutons, des lapins et des poules. Des centaines d’oiseaux sauvages, et des dizaines d’enfants qui piaillent presque autant que ces derniers. Les temps ont changé depuis 1987 et l’inauguration par François Mitterrand du « plus grand parc urbain d’Europe ».
La Villette entame sa mue, et celle-ci passera par l’objectif d’adapter le parc au changement climatique. Première étape : l’ouverture au public, depuis le 28 mars, d’une nouvelle zone de 15 000 mètres carrés consacrée à « la sensibilisation au vivant et à la biodiversité ». Une zone dotée d’un nouvel axe traversant sud-nord, mais qui sera fermée au public pendant la nuit, pour préserver son écosystème naissant.
« Dans un parc urbain du XXIe siècle, l’architecture et le paysage devront se conjuguer étroitement », prônait Bernard Tschumi, grand ordonnateur de cet espace de 55 hectares, dont 33 d’espaces verts. Des espaces verts qui, à l’époque, étaient surtout constitués de pelouses. Presque quarante ans plus tard, la prise de conscience de la fragilité des villes face au dérèglement climatique a imposé l’évidence de la végétalisation du parc.
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Source:
www.lemonde.fr




