L’intérêt potentiel du traitement, jugé pour l’heure « faible », devra toutefois être confirmé, souligne la Haute Autorité de santé.
Publié le 21/04/2026 19:12
Mis à jour le 21/04/2026 19:27
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Un revirement, après un premier refus à l’automne 2024. La Haute Autorité de santé a ouvert la voie, mardi 21 avril, au remboursement d’un traitement d’une forme rare de la maladie de Charcot, tout en lui reconnaissant un intérêt limité. L’autorité sanitaire, qui a réévalué le médicament Qalsody développé par le laboratoire Biogen, a estimé que de nouvelles données lui avaient permis « de reconnaître que Qalsody est susceptible de présenter un intérêt » qui « ouvre la voie à un possible remboursement ».
L’intérêt potentiel du traitement, jugé pour l’heure « faible », devra toutefois être confirmé, souligne la Haute Autorité de santé, qui « conditionne le maintien de son appréciation au recueil de nouvelles données à plus long terme », prévoyant de réévaluer le traitement « dans un délai maximal d’un an ».
Le Qalsody, basé sur la molécule tofersen, vise à ralentir la progression de la maladie de Charcot, également nommée sclérose latérale amyotrophique, une pathologie neurologique qui enferme irréversiblement le patient dans son corps et le tue en quelques années. Mais il ne cible que les malades atteints d’une forme génétique particulière, ne représentant qu’un petit pourcentage des patients.
En octobre 2024, l’institution publique indépendante avait refusé un accès dit « précoce » à ce traitement, une procédure qui permet le remboursement d’un médicament alors même que les études en cours n’ont pas encore démontré pleinement son intérêt. Elle avait alors estimé son intérêt « insuffisant » pour justifier d’une prise en charge par la solidarité nationale. Une première décision qui avait provoqué la colère de la principale association française de lutte contre la maladie, l’Association pour la recherche sur la SLA, alors que Qalsody suscite de grands espoirs chez les patients et leurs proches.
Source:
www.franceinfo.fr





