En dehors d’un bourrage papier, une broyeuse présente moins de risque dans son utilisation qu’une tronçonneuse. Défenseur d’un libéralisme décomplexé, David Lisnard présentait, mardi 7 avril, son plan contre la bureaucratie. En guerre ouverte contre « l’absurdité du système » fiscal et normatif français, le candidat déclaré à la présidentielle de 2027 s’est amusé à broyer symboliquement les codes du travail, de l’environnement ou de la commande publique.
La référence assumée à Javier Milei, président ultralibéral de l’Argentine, a ravi ses soutiens. L’occasion de lancer des « Afuera ! Viva la libertad ! » (« Dehors ! Vive la liberté ! ») après chaque broyage. La gauche dénonce, elle, une mauvaise importation française. Sur le réseau social X, mercredi, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a moqué « une pâle copie de Milei et sa tronçonneuse » et dénoncé une « droite française dérive vers les libertariens qui, d’Argentine aux USA de Trump, détruisent toutes les protections collectives ».
En réalité, une bonne partie de la droite observe le phénomène Milei avec méfiance. L’ancien professeur d’économie est bien trop ébouriffé et radical pour un Bruno Retailleau, par exemple. « Il n’a aucune fascination pour Milei et ne se reconnaît pas du tout dans son ultralibéralisme », confie l’entourage du président du parti Les Républicains (LR) dont David Lisnard a claqué la porte le 31 mars.
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Source:
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