« L’enjeu sera notamment de définir des usages prioritaires de l’IA, de fixer les principes éthiques, de souveraineté, de formation, d’accompagnement, avance le ministre de l’Action et des Comptes publics.
Publié le 05/04/2026 09:04
Mis à jour le 05/04/2026 14:15
Temps de lecture : 2min
Face au « bouleversement du monde du travail » entraîné par l’intelligence artificielle (IA), le ministre de l’Action et des Comptes publics « propose » une « négociation sociale au sein de la fonction publique consacrée » à ce sujet en vue d’un « accord d’ici à l’automne ». « Des organisations syndicales et des représentants des employeurs ont exprimé » le besoin d’un « dialogue social renforcé », avance David Amiel dans un entretien publié samedi 4 avril sur le site de La Tribune dimanche.
« L’enjeu sera notamment de définir des usages prioritaires de l’IA, de fixer les principes éthiques, de souveraineté, de formation, d’accompagnement », a-t-il expliqué, pour bâtir une « IA d’intérêt général » avec « les agents publics, pour le service public », non soumise « aux intérêts américains ou chinois ».
De quoi réduire à terme le nombre de fonctionnaires ? « Ce n’est pas le but de ce plan IA » qui vise à « libérer du temps de paperasse et gagner du temps de relations humaines », assure David Amiel. « Il y a urgence à agir », fait valoir le ministre, s’appuyant sur une enquête récemment menée « auprès de 2 000 agents issus de neuf administrations et opérateurs » utilisant déjà l’IA « dans le cadre de leur travail ».
Ainsi, 80% des sondés « veulent un déploiement plus large des outils d’IA » et 73% invoquent une amélioration de leur productivité, rapporte David Amiel. Surtout, « plus de la moitié des interrogés utilisent une IA hors cadre comme ChatGPT ». Or « le danger est d’avoir une IA clandestine qui se déploie » au détriment de la protection de « nos données et notre indépendance », ajoute-t-il.
Diverses mesures sont déjà lancées. Le ministre a notamment « demandé à l’institut national de service public (INSP, ex-ENA) » d’adapter « les formations aux enjeux de l’IA ». Indépendamment de la négociation sociale proposée, l’Etat a lancé en mars une « Revue stratégique de la fonction publique 2035-2050 », portant notamment sur l’IA, dont les résultats doivent paraître à six mois de l’élection présidentielle.
Source:
www.franceinfo.fr




