Le collectif d’extrême droite a déployé une banderole avec un message associant les étrangers à des violeurs, rapporte ICI Besançon, dimanche. Des faits similaires s’étaient déjà produits en avril 2024, conduisant la maire de l’époque, Anne Vignot, à déposer plainte.
Publié le 12/04/2026 21:52
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Le collectif Némésis, groupe identitaire proche de l’extrême droite se revendiquant féministe, a affiché une banderole sur la façade d’un bâtiment lors du Carnaval de Besançon (Doubs) dimanche 12 avril, avec un message à caractère xénophobe associant les étrangers à des violeurs, rapporte ICI Besançon.
Cette affiche a été dénoncée par l’élue d’opposition bisontine Séverine Véziès (LFI) sur ses réseaux sociaux. Jointe par la rédaction d’ICI Besançon, elle dénonce « des propos inadmissibles ». « Ce n’est pas anecdotique, c’est très grave. Venir pourrir un événement populaire avec des messages mensongers… C’est un appel à la haine raciale de la part d’un collectif qui se croit tout permis. J’appelle Monsieur le Maire Ludovic Fagaut à porter plainte », enjoint-elle.
En plus de la banderole déployée, des militantes de Némésis ont également brandi des pancartes avec le même type de messages à caractère xénophobe au milieu de la foule du défilé du carnaval. Des faits similaires s’étaient déjà produits en avril 2024, conduisant la maire de l’époque, Anne Vignot, à déposer plainte.
La Ville de Besançon a réagi dimanche dans l’après-midi sur ses réseaux sociaux. Elle « dénonce fermement cet affichage. Le Carnaval est un moment populaire, familial et rassembleur. Il n’a pas vocation à devenir un espace d’expression politique ou militant ». La Ville précise que la banderole n’a pas pu être décrochée lors du défilé malgré l’ordre donné par le maire Ludovic Fagaut à la police municipale d’intervenir.
La municipalité précise également avoir informé le procureur de la République, la police nationale, ainsi que la préfecture et ajoute que « des mesures juridiques seront prises, en concertation avec les services compétents ». La police et le parquet de Besançon confirment avoir été informés et précisent que pour l’heure, dimanche soir, aucune plainte n’a été déposée.
Source:
www.franceinfo.fr




