La justice reprochait à l’entreprise d’avoir versé plusieurs millions d’euros à des groupes jihadistes, dont l’organisation Etat islamique, afin qu’ils permettent à une usine de tourner en pleine guerre civile.
Publié le 13/04/2026 13:01
Mis à jour le 13/04/2026 13:57
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Le cimentier français Lafarge et huit anciens responsables ont été reconnus coupables de financement de terrorisme en 2013 et 2014 par le tribunal de Paris lundi 13 avril. La justice estime ainsi que l’entreprise a payé des groupes jihadistes afin qu’ils laissent tourner une usine au milieu de la guerre en Syrie.
Dans le détail, l’ancien directeur de la filiale syrienne du groupe (jusqu’en juillet 2014), Bruno Pescheux, écope de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 225 000 euros. Christian Herrault, ancien directeur général adjoint de Lafarge, est lui condamné à cinq ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt immédiat et à payer une amende de 225 000 euros. Bruno Lafont, ex-PDG Lafarge, est condamné à six ans de prison avec mandat de dépôt exécution immédiate et 225 000 euros d’amende.
La société, avalée depuis par l’entreprise suisse Holcim, a procédé à des paiements à trois organisations jihadistes dont le groupe Etat islamique, à hauteur de près de 5,6 millions d’euros, a établi le tribunal correctionnel dans son jugement, qui a souligné que cela leur avait permis de « préparer des attentats terroristes », notamment ceux de janvier 2015 en France.
« Cette modalité de financement des organisations terroristes (…) a été essentielle comme participant à la mainmise de l’organisation terroriste sur les ressources naturelles de Syrie, lui ayant permis de financer des actes terroristes sur zone et projetés à l’extérieur, notamment en Europe », a souligné la présidente du tribunal, Isabelle Prévost-Desprez.
Source:
www.franceinfo.fr




