Dans le sillage de la crise énergétique mondiale, le conflit au Moyen-Orient déclenché par les frappes israélo-américaines sur l’Iran et le Liban va-t-il aussi entraîner une nouvelle crise alimentaire ? Depuis fin février, le blocage du détroit d’Ormuz, route stratégique du golfe arabo-persique, par laquelle transite environ un tiers de la production mondiale d’engrais, entraîne un rebond des prix de l’alimentation et fait craindre une baisse à venir de la production agricole.
Quelques années après la forte hausse de la faim provoquée par la pandémie de Covid-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, les chiffres de l’insécurité alimentaire restent dans le rouge et les organisations internationales alertent sur les conséquences en cascade qui pourraient découler des tensions géopolitiques actuelles. Des effets domino qui illustrent les vulnérabilités des systèmes alimentaires mondiaux, notamment leur dépendance aux énergies fossiles.
Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), si le conflit se prolonge au-delà du mois de juin, quelque 45 millions de personnes supplémentaires se trouveraient en insécurité alimentaire aiguë, aux stades les plus élevés de son échelle de classification, s’ajoutant aux 318 millions d’individus déjà touchés.
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Source:
www.lemonde.fr




