La restitution des îles Chagos à la République de Maurice semble avoir fait les frais de la détérioration des relations entre Washington et Londres. Samedi 11 avril, Downing Street n’a pas démenti l’information du Times selon laquelle le gouvernement de Keir Starmer n’inclurait pas de projet de loi proposant de céder cet archipel de l’océan Indien à l’Etat insulaire dans le « discours du Roi », son nouveau programme législatif prévu le 13 mai.
Donald Trump a en effet torpillé l’accord de restitution dès janvier en le qualifiant de « stupide », juste après que le Royaume-Uni et d’autres pays de l’OTAN ont protesté contre ses menaces répétées d’annexer le territoire danois du Groenland. Le président américain avait pourtant approuvé l’accord au printemps 2025, donnant un feu vert explicite à Londres pour signer formellement le traité, en mai 2025, avec Maurice et préparer sa ratification ultérieure par les parlements britannique et mauricien.
Le gouvernement travailliste de Keir Starmer est d’autant plus frustré par la volte-face de Donald Trump que la négociation avec Maurice, commencée il y a presque quatre ans, avait d’abord pour objectif de préserver les intérêts américains dans l’océan Indien. L’archipel des Chagos est une collection de sept atolls disséminés au nord de cet océan, ayant d’abord appartenu à la France avant de passer sous contrôle britannique, en 1814, en même temps que Maurice, après les guerres napoléoniennes. Maurice en revendique la souveraineté depuis qu’en 1968 cette république a obtenu son indépendance du Royaume-Uni.
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Source:
www.lemonde.fr




