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AccueilLa semaine vue par... Olivier Goldenberg, co-fondateur du groupe Surf

La semaine vue par… Olivier Goldenberg, co-fondateur du groupe Surf

Olivier Goldenberg a co-fondé le groupe de communication Surf avec son frère François Goldenberg, en reprenant l’entreprise familiale en 2001. Il nous raconte sa semaine.

CB News : Cette semaine, quel a été votre + ? 

J’ai eu le plaisir de rencontrer cette semaine Angélique Gérard, qui préside l’entreprise à mission Women In STEM Europe, que nous allons accompagner sur des sujets de branding et de positionnement. J’ai immédiatement été interpellé par la cause qu’elle soutient, et par son constat alarmant sur la place des femmes dans les métiers STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) dans les prochaines années. 80 % des emplois à horizon 2030 auront une composante STEM, alors que seulement 20 % des femmes travaillent ou s’orientent dans ces filières. Il y a un enjeu crucial à agir sur ce sujet.  Nous sommes fiers d’être actifs et investis sur des sujets aussi importants que Women In STEM Europe pour amplifier leur prise de parole dans les années à venir.

CB News : Qu’est-ce qui a retenu votre attention cette semaine dans les médias ou la publicité ?

Le travail de nos confrères de chez Grinta sur le compte Lidl ! Ce n’est pas souvent que les agences ont l’occasion de se rendre hommage. J’ai adoré le travail réalisé par leur nouveau directeur de création, Benjamin Dessagne, qui est un ami. Nous avons démarré nos carrières en même temps…J’aime quand les marques bougent les lignes, challengent les codes, se remettent en question et s’exposent au changement. Chez SURF, c’est exactement ce que nous prônons avec notre nouveau positionnement « Ride the change », en accompagnant les marques et les entreprises à surfer sur leurs enjeux de transformation par la communication, le design et l’expérience client.

CB News : Et qu’avez-vous appris d’intéressant concernant des initiatives à impact ? 

Ce qui est marquant aujourd’hui, c’est la fin progressive d’un certain confort pour beaucoup d’acteurs. Pendant longtemps, on pouvait encore distinguer assez facilement le business d’un côté, l’impact de l’autre, et la communication au milieu pour raconter l’ensemble. Cette époque est en train de se refermer. Quand le quotidien des gens devient plus tendu, plus coûteux, plus incertain – ce qui est clairement le cas depuis la crise Covid – les marques et les enseignes sont rattrapées par une question simple : à quoi servez-vous, concrètement ?

C’est cette question que je trouve passionnante, parce qu’elle oblige à sortir du registre de l’intention pour entrer dans celui de la preuve. Nous entrons dans une période beaucoup plus concrète. Je trouve très intéressant de voir émerger des initiatives où des points de contact très ordinaires comme un magasin, un service, une expérience de marque qui deviennent des lieux d’attention réelle, de pédagogie, d’accompagnement, de formation parfois, ou de lien. C’est là, à mon sens, que l’impact commence à devenir crédible.

Dans notre métier, cela change beaucoup de choses. Nous avons longtemps construit de la préférence. Il faut désormais aussi construire de la confiance. Et la confiance ne repose plus seulement sur la désirabilité d’une marque, mais sur sa capacité à faire preuve de constance, de sincérité et de responsabilité dans la vie réelle.

CB News : Et quelque chose vous a-t-il froissé ? Votre “–” de la semaine…

Ce qui me froisse, c’est la fatigue générale dans le débat public. Nous sommes saturés de prises de parole excessives, de postures, de réactions à chaud… et au final, il devient difficile de distinguer ce qui compte vraiment. Ce brouhaha n’est jamais anodin, notamment pour la diversité des regards, des voix et, au fond, pour la qualité du débat public. Dans notre métier, ça pose une vraie question : comment recréer de l’attention et de la confiance quand tout le monde parle plus fort que son voisin ? C’est probablement un des enjeux majeurs pour les marques aujourd’hui.

CB News : Le vendredi en général : votre week-end est-il déjà planifié ? Un peu ? Beaucoup ? Pas du tout…

Rien de planifié, je me laisse guider par la météo et mes envies (surtout celles de mes enfants) du moment… Dès qu’il fait beau, je suis capable de réserver une nuit d’hôtel en Normandie ou à la campagne, et de partir me ressourcer en famille sur un coup de tête…

CB News : Dans le contexte actuel, quels sont les enjeux auxquels doit faire face votre agence ?

Un de nos vrais enjeux aujourd’hui n’est pas tant la croissance que la justesse. Les marques évoluent dans un mouvement permanent : produire plus de contenus, plus vite, tout en restant cohérentes, utiles et désirables dans la durée. Cette accélération est un fait. La subir est un risque. Chez Surf, on a fait le choix de Ride The Change : ne pas résister au changement, mais l’accompagner, le lire, et aider les marques à y prendre la bonne vague.

Notre rôle, c’est d’aider à arbitrer : qu’est-ce qu’on dit, pourquoi on le dit, et surtout, est‑ce que ça a vraiment du sens maintenant ? Parce que dans un monde saturé de prises de parole, la vraie valeur n’est plus dans le volume ni dans la vitesse, mais dans la capacité à créer des récits justes, alignés avec leur époque, et utiles pour les marques comme pour les gens.

*Surf est un groupe de communication indépendant qui accompagne les marques dans leurs enjeux de transformation (stratégie, design, communication, expérience). Composés de 80 salariés, il accompagne plus de 150 clients en France et à l’international avec une approche intégrée et orientée performance.


Source:

www.cbnews.fr

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