Le Souverain pontife reçoit les enseignants de religion, qui en Italie, opèrent dans les écoles publiques et privées. Léon XIV salue leur contribution, affirmant que l’enseignement de la religion catholique, dans le respect de la liberté de chacun, façonne le visage de nombreux pays du monde.
Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican
Enseigner, c’est semer avec patience sans attendre de résultats immédiats, observe Léon XIV devant les quelques 7000 enseignants italiens de religion, réunis à Rome pour leur 3e rassemblement national. Saluant leur dévouement, le Pape souligne que leur mission est l’expression de la sollicitude de l’Église pour les jeunes. «L’enseignement de la religion catholique», détaille-t-il, «est une discipline d’une grande valeur culturelle, utile à la compréhension des dynamiques historiques et sociales, ainsi que des expressions de la pensée, de l’ingéniosité et des arts qui ont façonné et continuent de façonner le visage de l’Italie, de l’Europe et de nombreux pays du monde.»
Les enseignants de religion en Italie sont le fruit du concordat entre l’Italie et le Saint-Siège, qui prévoit des cours hebdomadaires dans les écoles publiques. Si on y enseigne la religion catholique, ces cours ne sont toutefois pas des leçons de catéchisme et sont facultatifs pour les élèves. Ainsi, dans le respect de la liberté de chaque individu, «vous rendez accessible aux nouvelles générations ce qui pourrait autrement rester incompréhensible et vague, démontrant que la véritable laïcité n’exclut pas la religion, mais sait au contraire la chérir comme une ressource éducative», dit Léon XIV aux professeurs.
La voix su cœur
Pour leur troisième rencontre nationale, les enseignants italiens de religion ont choisi pour thème “Le cœur parle au cœur”, une phrase inspirée de la devise de saint John Henry Newman, docteur de l’Église et co-patron de l’éducation. Ces mots «vous engagent, par l’enseignement, à aider les enfants à reconnaître la voix qui résonne déjà en eux, à ne pas l’étouffer ni la confondre avec le tumulte environnant», explique le Pape étatsunien, «leur apprendre à l’entendre ou à la redécouvrir est l’un des plus beaux cadeaux que nous puissions faire aux nouvelles générations». En outre, «les jeunes, même s’ils semblent parfois apathiques ou insensibles derrière une façade d’indifférence apparente, cachent souvent l’inquiétude et la souffrance de ceux qui ressentent les choses trop intensément, sans pouvoir nommer ce qu’ils vivent». C’est pourquoi, former les individus à écouter leur cœur, leur permettra d’accéder «à la liberté intérieure et à l’esprit critique, selon une dynamique où la foi et la raison ne sont ni ignorées, ni opposées, mais bien des compagnes dans la quête humble et sincère de la vérité».
Cela exige de la patience, estime Léon XIV. Éduquer c’est «semer sans attendre de résultats immédiats». C’est aussi, pour les enseignants, l’exigence d’une rigueur culturelle et d’une préparation pédagogique: «L’enseignement de la religion catholique requiert également une formation continue, une planification et l’emploi d’un langage approprié», rappelle le Successeur de Pierre.
Source:
www.vaticannews.va





