- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilÉconomieAffairesLa facture sera un peu plus salée pour l'État mais reste contenue:...

La facture sera un peu plus salée pour l'État mais reste contenue: le coût des nouvelles "aides carburants" est estimé à 180 millions d'euros en mai (30 millions de plus qu'en avril)

Les aides aux filières en difficultés et aux « travailleurs modestes grands rouleurs » coûteront 180 millions d’euros en mai, selon l’exécutif. C’était 150 millions le mois dernier.

Face à la flambée persistante des prix des carburants, le gouvernement a annoncé mardi un prolongement et un renforcement des aides aux filières les plus vulnérables ainsi que de nouveaux dispositifs de soutien, notamment pour trois millions de « travailleurs modestes grands rouleurs ».

Ces nouvelles annonces portent le coût des aides pour l’État à « 180 millions d’euros pour le mois de mai », contre « 150 millions pour le mois d’avril », a précisé ce mercredi le ministre des Comptes publics, David Amiel.

Dans le détail, le dispositif « grands rouleurs » annoncé mardi consistera en une réduction moyenne de 20 centimes d’euros par litre pour trois millions de « travailleurs modestes », a indiqué Sébastien Lecornu. Pour être éligibles, les automobilistes devront faire partie de la moitié des Français les moins aisés, et habiter à au moins 15 kilomètres de leur lieu de travail, ou parcourir 8.000 kilomètres par an, a indiqué le ministre de l’Economie, Roland Lescure, sur France 2.

Les Experts : Crise énergétique, l’impasse budgétaire – 22/04

Sébastien Lecornu a aussi indiqué que les aides pour les pêcheurs et agriculteurs seraient reconduites ou renforcées en mai. Pour les pêcheurs, elles passeront de 20 centimes d’euro actuellement par litre de gazole non routier (GNR) à « entre 30 et 35 centimes ».

Les agriculteurs bénéficieront d’une prise en charge de 15 centimes d’euros par litre de GNR en mai, soit un triplement par rapport à avril. Cela s’ajoute aux mesures précédentes (prise en charge de cotisations sociales, suppression de droits d’accise sur le GNR en avril…) pour un total de près de 90 millions d’euros, et à la faible fiscalité sur le GNR agricole (qui représente un coût d’1,3 milliard d’euros par an). L’aide pour les transporteurs est également reconduite pour mai, à 20 centimes par litre.

Le gouvernement exclut un projet de loi de finances rectificative

Le coût total de la crise a lui été estimé à 6 milliards d’euros « à date », a rappelé David Amiel. « J’insiste sur le ‘à date’ car évidement il y a beaucoup d’inconnues sur la situation géopolitique et militaire », a-t-il ajouté, précisant que les dispositifs de soutien seront adaptés régulièrement en fonction de la situation au Moyen-Orient.

Cette facture de 6 milliards d’euros a conduit le gouvernement a annoncé mardi des mesures d’économies de même ampleur qui devraient passer par des gels de crédits ministériels pour 4 milliards d’euros ainsi que par une contribution de la Sécurité sociale à hauteur de 2 milliards d’euros.

En revanche, l’exécutif exclut de passer par un projet de loi de finances rectificative, comme le réclame une partie de l’opposition. À cet égard, David Amiel s’est dit « très étonné « que des demandes de projet de loi de finances rectificative viennent de groupes politiques qui ont systématiquement voté la censure de tous les budgets que nous avons présentés ».

« Si les budgets avaient été censurés, si la France était en loi spéciale, elle aurait les mains liés. Nous ne pourrions pas mettre na place les investissements nécessaires pour nos forces armées ni apporter des aides à ceux qui en ont le plus en besoin », a conclu le ministre.


Source:

www.bfmtv.com

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img