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"Juste une illusion" : "Ce sont vraiment les souvenirs d'enfance et d'adolescence d'Éric et Olivier", souligne Louis Garrel, à l'affiche du nouveau film des réalisateurs d'"Intouchables"

De retour au cinéma dans « Juste une illusion », la nouvelle comédie d’Olivier Nakache et Éric Toledano, Louis Garrel et Camille Cottin racontent, dans le « 13 Heures » du mercredi 15 avril, comment ils se sont glissés dans la peau des parents des cinéastes.

Au programme du « 13 Heures cinéma » ce mercredi 15 avril, Juste une illusion, une comédie réjouissante qui nous replonge avec bonheur dans les années 80. Il s’agit du film très attendu des deux réalisateurs d’Intouchables, Olivier Nakache et Éric Toledano. Pour en parler, les acteurs principaux, Camille Cottin et Louis Garrel, qui interprètent un couple, nous présentent ce nouveau long-métrage.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Julian Bugier : On a adoré le film, et moi en premier, un film qui fait du bien, un film qui est émouvant, qui est plein d’espoir, qui nous rappelle un peu notre adolescence, aussi, qui se passe en 85… J’imagine que comme moi, ça vous a rappelé plein, plein de souvenirs. On est de la même génération, c’est ce que je vous disais dans les coulisses.

Camille Cottin : Moi, j’avais 7 ans, Louis avait 2 ans. Mais, effectivement, la cabine téléphonique, le bus, les voitures, les cassettes VHS, la Renault 30…

La valise RTL, le papier peint…

Louis Garrel : En fait, ce sont vraiment les souvenirs d’enfance et d’adolescence d’Éric et Olivier, qui eux, pour le coup, avaient 13 ans à cette époque et qui ont décidé de faire un film sur une espèce d’époque bénie, je pense, comme on dit bêtement, mais de leur enfance et de leur adolescence, avec surtout les souvenirs de leurs premières fois. La première fois qu’ils ont fait une fugue, la première fois qu’ils n’ont plus vu leur père comme un héros, la première fois qu’ils sont tombés amoureux. Et en fait, tous ces souvenirs ont fait ce film et c’est vrai qu’il y a beaucoup de gens, parce qu’on a fait une tournée en France, beaucoup de gens nous disent que le film leur fait du bien. Beaucoup de gens qui ont entre 45 et 50 ans disent que c’est complètement fou. C’est comme ma famille, je retrouve mon enfance. Et d’autres gens, plus jeunes, de 20 ans, qui disent que c’est la vie de mes parents, qu’ils m’ont racontée et je la vois en images. Ou d’autres qui disent qu’on adore ce personnage aussi de Vincent, qui est joué par Simon Boublil, et qui guide le film. Le film est vraiment vu à travers ses yeux.

C’est vrai qu’on ouvre l’album de famille, en quelque sorte, mais ce n’est pas totalement un film sur la nostalgie. Vous incarnez une famille immigrée de la classe moyenne qui va devoir composer avec les aspirations de ses deux ados. C’est sympa, parce que ça plaît même aux jeunes en fait, c’est transgénérationnel. Camille, vous avez dit que ça a été l’un des plus beaux tournages de votre vie. C’est très fort de dire ça ?

Camille Cottin : Oui, mais parce que déjà ça faisait longtemps que je n’avais pas fait de comédie, et eux, ils disent quelque chose de tellement doux et tellement bienveillant sur le plateau… Et comme en plus, finalement, on est quand même traversé par l’histoire qu’on raconte, la tendresse avec laquelle ils filment leurs personnages, on est aux premières loges en tant qu’acteurs de cette tendresse, et donc ça infuse. Il y avait beaucoup de douceur.

Il y a une pression, quand même ? D’abord, j’imagine que ça doit être touchant pour vous, comédiens, de jouer les parents fusionnés [des réalisateurs]. Chacun s’est retrouvé dans le papa, dans la maman, qu’il a eu par le passé. Ça met une pression supplémentaire, ça ?

Louis Garrel : C’est à la fois une pression et en même temps c’est un investissement des metteurs en scène quand ils racontent une chose aussi importante que les souvenirs de leurs parents, ce qui est très beau. Faire un film aussi intime, mais de manière aussi légère, parce qu’en fait je pense que le truc de Toledano et Nakache, c’est qu’ils sont profonds mais légers, et en fait cette espèce de légèreté imposée en permanence elle n’est jamais pressurisante pour les acteurs, elle est toujours bienvenue. Et c’est quand même leur force à tous les deux, c’est qu’ils font quand même des comédies qui sont un peu à la manière des comédies italiennes, des comédies dramatiques, toujours avec une espèce d’ironie mais jamais cruelle sur leurs personnages.

Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.


Source:

www.franceinfo.fr

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