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"Je suis un peu kamikaze, j'aime ce goût du risque, j'aime la scène", confie Benjamin Lavernhe sur sa prestation aux César


Publié le 17/04/2026 00:54



Mis à jour le 17/04/2026 00:54

Temps de lecture : 4min – vidéo : 6min

De retour sur les planches dans « Le Cid » de Corneille, classique mis en scène par Denis Podalydès pour La Comédie-Française, Benjamin Lavernhe revient dans le « 20 Heures » du 16 avril sur sa prestation survoltée de maître de cérémonie des César 2026, et sa danse en hommage à Jim Carrey.

Il est l’un des comédiens les plus talentueux et les plus demandés du moment au théâtre et au cinéma : Benjamin Lavernhe est l’invité du « 20 Heures », jeudi 16 avril. Le comédien, qui a enflammé la dernière cérémonie des César devant son idole, Jim Carrey, se confie sur son interprétation du « Cid », monument classique de Corneille, mis en scène par Denis Podalydès pour la Comédie-Française. « C’est à la fois un honneur et un saut dans le vide, tous les soirs renouvelé », explique-t-il.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Léa Salamé : On va parler du théâtre, on va parler du Cid, mais avant, un mot sur ces Césars, sur cette cérémonie où il ne fallait pas se louper. Vous avez chanté, vous avez dansé, vous nous avez fait rire devant votre idole, Jim Carrey. Vous êtes redescendu depuis un mois ? Comment fait-on pour ne pas avoir la grosse tête quand tout le monde, unanimement, salue votre prestation ?

Benjamin Lavernhe : C’est très, très dur, j’y résiste… Non, je blague ! Mais c’est un vrai numéro de funambule, comme vous le dites, parce que quand ça se passe bien, on vous encense, et puis quand c’est un peu moins réussi, on vous tombe dessus. Moi, je crois que je suis un peu kamikaze, ou en tout cas j’aime ce goût du risque, et que j’aime la scène, le théâtre. Alors là, ce qui est un peu étrange, c’est que c’est à la fois une émission de télé et, à la fois, il y a 2 000 personnes à l’Olympia. Mais cet ange gardien qu’est Jim Carrey, ça m’a donné des ailes. Je crois que c’est comme s’il me poussait et qu’il m’encourageait à y aller et à me dire : « Mais fais-le, fais-le, je serai là au premier rang. » Ça m’a apporté beaucoup d’émotion et beaucoup de courage. Et je suis très, très heureux d’avoir des retours aussi enthousiastes, autant de la part du public que de la profession. Je suis très, très heureux.

Du coup, l’année prochaine, vous re-signez ?

C’est quatre mois de travail et c’est difficile de dire oui, donc on verra.

Vous nous avez enchantés dans Le sens de la fête, dans En fanfare, vous nous avez émus dans la série Des Vivants, diffusée sur France Télévisions, où vous jouiez un otage du Bataclan, une série très forte. Mais vous êtes là ce soir parce que vous attaquez un monument du théâtre, Le Cid de Corneille, à la Comédie-Française, mise en scène par Denis Podalydès. S’attaquer au Cid, ça n’impressionne pas trop, ça ne met pas trop la pression ? Je vous ai pris la photo de celui qui en a été le grand interprète, Gérard Philippe.

Une pression dingue. Mais c’est bien d’avoir la pression, que ça soit un peu sacré. Ce sont des pièces qui font partie de notre patrimoine. Oui, c’est une montagne à gravir, et à la fois, quand on se met à dire les vers de Corneille, il y a quelque chose de lyrique, d’épique, qui ressemble presque plus à du Shakespeare qu’à Racine ou à Molière. Et il y a des phrases cultes.

Il y a des tubes ?

Tous les soirs, quand on arrive au moment du tube, de « percé jusqu’au fond du cœur », on sent le public frémir, la famille qui donne des petits coups de coude : « C’est maintenant, c’est maintenant ! T’endors pas, c’est maintenant ! » « Nous partîmes cinq cents »… Donc c’est étonnant de voir à quel point cette pièce a traversé le temps. C’est 1637, la création, Corneille avait 31 ans. Et aujourd’hui, la jouer avec la Comédie-Française, c’est merveilleux de voir comment cet auteur est intemporel. Et c’est à la fois un honneur, à la fois un saut dans le vide, tous les soirs renouvelé. Mais c’est une grande chance et une fierté de jouer ça sous la direction de Denis Podalydès.

Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.


Source:

www.franceinfo.fr

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