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"Je n'attendais pas le succès, j'attendais juste de faire ce que j'aime", raconte Mosimann

Le grand public a d’abord découvert Mosimann comme chanteur avec une voix sensible, reconnaissable, puis, au fil des années, il a exploré un autre territoire, celui des platines, des clubs, de l’énergie électro. Mais au fond, derrière le DJ, derrière les beats et les foules, il y a toujours cette même chose : une voix, une signature, une manière de transmettre des émotions. D’une certaine manière, il est aussi devenu l’une des voix de France Inter, une voix qui raconte la vie des gens qui transforment leurs souvenirs en musique et qui compose avec eux le morceau de leur propre histoire. Le 13 février 2026, il a sorti un nouveau single intitulé Ghost, fantômes en anglais, avec à ses côtés le groupe Skip The Use.

franceinfo : Les fantômes, ce sont parfois des choses qu’on n’a pas dites, des peurs qu’on traîne, des démons qu’on apprivoise. Avec Ghost, est-ce que vous avez voulu mettre justement de la musique sur ce qui nous hante ?

Mosimann : Je crois que ces dernières années, au contraire, j’ai voulu me trouver un nouvel exutoire. J’avais la musique, j’avais la scène, j’ai manqué de quelque chose.

Je crois que le fait de raconter les gens et de se raconter, le fait de se mettre à poil quelque part, ça m’a permis d’assouvir une forme d’exutoire qui était extrêmement importante pour moi.

Il y a des gens qui vont faire du sport, il y en a qui vont voir des psys, moi, je fais des chroniques sur France Inter où je ne dis pas toujours des choses très belles à mon encontre, mais ça a le mérite d’être hyper brut et honnête, je crois.

Quand on s’est rencontré, j’étais face à Quentin, puis Quentin est devenu Mosi. Pourquoi Mosi a abandonné Quentin et à quel moment Quentin est devenu Mosi ?

Moi, je pense que c’est l’inverse, c’est à quel moment Mosi est devenu Quentin. Déjà, quand j’étais gamin, on m’a toujours appelé Mosi et ma mère en revanche, m’a toujours appelé Quentin. Donc il y avait toujours ce truc du respect de la maman, des parents. Quand on s’inscrit à la Star’Ac, on ne met pas son nom d’artiste, on est un numéro et puis il y a un prénom, donc c’est tapé deux pour sauver Quentin. J’ai eu besoin à un moment donné d’avoir un objet intangible pour me dire OK, on arrête nos conneries maintenant, c’est que Mosimann et ça sera très bien comme ça.

Vos parents se sont séparés et votre mère a été votre pilier pendant très longtemps. Vous avez vécu des moments très durs parce que financièrement, c’était compliqué. Vous avez connu des Noëls Restos du cœur et quand vous êtes rentré à la Star’Ac, votre première idée, c’était d’aider financièrement votre mère.

Il faut dire, que ce soit les Restos du cœur ou que ce soit d’autres associations, c’est tellement bienveillant que moi, j’ai juste eu le sentiment de passer un Noël avec des gens trop cool qui m’offraient des cadeaux. On pouvait manger, il y avait un sapin, il y avait le Père Noël, je ne me suis jamais dit que c’était terrible. Je le sais parce qu’on a parlé, parce que j’ai toujours eu une relation géniale avec ma mère, mais c’était bien. Et puis surtout, j’ai du mal à aborder ça parce que bosser à l’usine, c’est dur, être intermittent du spectacle, c’est dur, être infirmière, c’est dur. Il y a tellement de métiers où vraiment, c’est dur, où j’ai le sentiment d’être un petit peu, je ne sais pas, une blague parce que moi, en attendant, je fais ce que j’aime. Non seulement, je fais ce que j’aime, mais en plus, il y a des gens qui prennent des tickets pour venir me voir faire ce que j’aime, ce qui est complètement fou.

Je voulais qu’on aborde justement ce rapport avec la musique. C’est devenu un refuge très vite. À quel âge avez-vous compris que la musique était votre façon de vous exprimer ?

Depuis toujours. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu ça, j’ai toujours eu la musique. Ça a commencé par la batterie, par le piano, par le chant, mais très tôt, mes camarades de classe voulaient être pompiers, voulaient être super-héros, moi, je voulais être sur scène. Je voulais présenter, je voulais mixer, je voulais faire du jazz, je voulais faire de l’électro et en même temps, j’adorais la variété française. Je rêvais de musique tout le temps, H24.

Vous êtes assez insaisissable, sauf dans votre manière de vous exprimer. Il y a une justesse et une vérité dans tout ce que vous racontez. Est-ce essentiel de ne pas tricher, en tout cas sur l’histoire que vous nous racontez ?

Mentir, ça ne marche pas. Tricher, ça ne marche pas, ça vous rattrape toujours un jour ou l’autre, j’en ai fait les frais. J’ai toujours tout fait pour tout le monde, sans jamais m’écouter. Le jour où on s’écoute, l’attente est différente. Je n’attendais pas le succès, j’attendais juste de pouvoir faire ce que j’aime, devant 100 personnes ou devant un Zénith.

Pourquoi être allé chercher Skip The Use, cette énergie rock brute de décoffrage qui raconte plein de choses ?

Fan de Skip The Use, fan des groupes de rock. Et c’est vrai que quand j’ai lancé ce concept sur les réseaux des Dream Tracks, je pensais que ça allait être tout le temps une blague et que ça allait toujours être un peu le truc marrant. Ça me permettait aussi moi, de toujours être en studio.

Je n’avais pas anticipé l’idée que de ces éléments, de ces vidéos pouvaient éventuellement sortir des titres.

J’ai commencé avec un artiste polonais qui s’appelle Tribbs et ça s’est confirmé avec Mat de Skip The Use. Pendant qu’on était en train de tourner la vidéo, je lui ai dit, que ce qu’on était en train de faire, ça pourrait sortir. Il m’a dit, qu’on allait le faire. Et donc ce titre est sorti, ce titre est partout en radio et je suis le plus heureux du monde.


Source:

www.franceinfo.fr

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