La cheffe du gouvernement italien a effectué une visite de deux jours, vendredi 3 et samedi 4 avril, dans le Golfe persique. Giorgia Meloni s’est entretenue à Riyad avec le prince héritier Mohammed ben Salman, dirigeant de l’Arabie saoudite, puis à Doha avec Tanim ben Hamad al-Thani, l’émir du Qatar, et enfin avec le président des Émirats arabes unis, Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane. Sa mission : sécuriser au mieux les approvisionnements en énergie de l’Italie, mis à mal par la guerre au Moyen-Orient.
Publié le : 04/04/2026 – 23:26Modifié le : 04/04/2026 – 23:29
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Première dirigeante d’un pays européen membre du G20 et de l’Otan à se rendre dans la région du Golfe persique depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, Giorgia Meloni a considéré sa visite comme une priorité absolue, explique notre correspondante à Rome, Anne Le Nir.
L’Italie, qui a renoncé au nucléaire civil en 1987, un an après la catastrophe de Tchernobyl, est en effet dépendante à 78% des importations en énergie. Or, les entreprises comme la population s’inquiètent de plus en plus des conséquences économiques de la guerre.
Au cours de ses entretiens avec les leaders de trois pays richissimes en hydrocarbures, la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessaire consolidation de la sécurité énergétique nationale. En toile de fond, Giorgia Meloni a rappelé que l’Italie tient à renforcer à son rôle de partenaire stratégique des pays du Golfe persique. Elle et le cheikh du Qatar Tamim ben Hamad al-Thani ont ainsi souligné la nécessité « de privilégier la diplomatie pour contenir la crise actuelle au Moyen-Orient et ses répercussions sur l’énergie et les chaînes d’approvisionnement, et de préserver la sécurité énergétique dans la région », selon un communiqué du Diwan, le palais de l’émir.
Toutefois, aucun détail n’a été fourni sur d’éventuels nouveaux accords permettant de mettre la péninsule à l’abri de pénuries.
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Source:
www.rfi.fr




