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Isabelle Carré : "Ce sont des mots qui m'ont redonné l'envie de vivre"

En ce week-end de Festival du livre de Paris, la parole est donnée à une artiste qui dit-elle même que les mots l’ont sauvée et qui publie un manifeste pour la lecture et l’écriture. Avec « Nos Enfants l’urgence d’agir », co-écrit avec Delphine Saubaber, Isabelle Carré espère que ce cri d’alarme sera entendu.


Publié le 19/04/2026 14:00

Temps de lecture : 2min

Pour Isabelle Carré, l’écriture et la lecture libèrent. (Justine Meddah / MAXPPP)

Quand on voit les dernières données du Centre national du livre, on peut craindre que la lecture et l’écriture soient des causes perdues. On apprend qu’entre 16 et 19 ans, on passe cinq heures quotidiennes sur les écrans et seulement 14 minutes avec un livre. Et c’est même pire, ajoute Isabelle Carré, parce que « près d’un quart d’entre eux font autre chose pendant qu’ils lisent, je me demande comment ils arrivent à lire ».

Mais pas question de renoncer, et la comédienne mène ce combat avec d’autant plus de conviction qu’elle a un rapport intime avec le livre : « Ce sont des mots, une phrase qui m’a redonné envie de vivre : préférer les risques de la vie aux fausses certitudes de la mort. J’ai écrit cette phrase dans mon cahier et j’ai écrit à côté vivre, vivre ! »

Dans ce manifeste écrit avec Delphine Saubaber, Isabelle Carré plaide avant tout pour des changements profonds dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. La priorité, dit-elle, ce doit être « le plaisir, il ne faut pas leur transmettre le message que l’écriture c’est que de la dictée, du rouge dans la marge, de l’évaluatif. Écrire, ce n’est pas être évalué et l’écriture guérit ». C’est ce que constate la comédienne quand elle anime des ateliers d’écriture.

Elle aime particulièrement « ce moment où l’enfant dit mon Dieu c’est moi qui ai écrit ça. Je ne pensais pas que j’étais capable d’écrire ça ». Et elle se souvient notamment d’un de ces ateliers, menés après une agression traumatisante dans un lycée : « Ça a été une expérience extraordinaire, un tsunami d’émotions, et je ne pensais pas qu’ils allaient créer des textes aussi puissants, aussi beaux ».

La libération par la lecture et l’écriture, Isabelle Carré l’a vécu quand elle était adolescente et elle veut aujourd’hui transmettre ce message. Et en ce week-end de Festival du livre de Paris, elle a aussi une pensée pour tous ceux, auteurs et salariés, pris dans la tourmente qui agite la maison d’édition Grasset après le départ d’Olivier Nora, elle qui a publié plusieurs romans, dont Les Rêveurs chez cet éditeur : « Je partage, explique-t-elle la peine et l’incompréhension de tous les auteurs qui ont claqué la porte et qui se retrouvent aujourd’hui orphelins ».

Isabelle Carré avec Delphine Saubaber, Nos enfants, l’Urgence d’agir, manifeste pour l’écriture publié chez Robert Laffont.


Source:

www.franceinfo.fr

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