Après ce vote, le texte visant à autoriser le travail de certains salariés le 1er-Mai va directement être examiné devant une commission mixte entre les députés et les sénateurs.
Publié le 10/04/2026 11:31
Mis à jour le 10/04/2026 11:59
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Les députés ont approuvé vendredi 10 avril une motion de rejet préalable au texte autorisant le travail de certains salariés le 1er-Mai, déposée par les macronistes pour éviter « l’obstruction » et accélérer son parcours législatif. Cette motion de rejet tactique des macronistes sur leur propre texte a été adoptée par 120 voix contre 105. La gauche et le Modem s’y sont opposés, contre le reste de l’hémicycle, des macronistes jusqu’au Rassemblement national.
Adoptée au Sénat à l’été 2025, la proposition de loi portée par les sénateurs centristes et soutenue par l’exécutif vise à permettre à certains salariés de travailler le 1er-Mai, jour historiquement férié et chômé symbole des luttes sociales. Les groupes de gauche et la CGT ont dénoncé cette tactique. « La macronie, la droite et l’extrême droite veulent nous voler le 1er-Mai. Par un 49.3 parlementaire, ils passent en force pour mettre 1,5 million de personnes au travail le seul jour férié et chômé », a critiqué Mathilde Panot, cheffe de file des députés LFI à l’Assemblée nationale. Le député Stéphane Peu (Gauche démocrate et républicaine) a lui dénoncé une « négation du Parlement ».
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a dénoncé « un coup de poignard dans le dos des millions de travailleurs ». Ce vote a pour effet d’envoyer directement le texte devant une commission mixte entre les députés et les sénateurs. Ses soutiens espèrent que le texte puisse s’appliquer d’ici le 1er mai 2026.
Source:
www.franceinfo.fr




