« Soit on boit la tasse, soit on surfe sur la vague. » A son arrivée au ministère de la fonction publique, en octobre 2025, David Amiel donnait déjà le ton face à la révolution de l’intelligence artificielle (IA) et à ses implications pour les services publics. Six mois plus tard, le constat reste inchangé et s’est même accentué : qu’il s’agisse des solutions disponibles sur le marché ou des outils conçus en interne par les administrations, l’IA est une réalité qui s’impose un peu plus chaque jour à la sphère publique. Encore faut-il en encadrer les usages.
Face au « bouleversement du monde du travail » provoqué par cette technologie, la fonction publique est aujourd’hui à « la croisée des chemins », confirme David Amiel dans une interview publiée, dimanche 5 avril, dans La Tribune Dimanche. « Nous voulons une IA choisie et non une IA subie », ajoute le ministre de l’action et des comptes publics dans cet entretien où il « propose » l’ouverture d’une « négociation sociale » sur le sujet au sein de la fonction publique. Objectif affiché par le gouvernement : aboutir à un accord « d’ici à l’automne » avec les organisations syndicales et les employeurs publics.
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