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Guerre au Moyen-Orient : réparer les sites énergétiques endommagés va prendre "beaucoup de temps", prévient l'Opep+, qui relève ses quotas de production de pétrole

L’organisation des pays producteurs de pétrole a souligné « l’importance cruciale de la protection des voies maritimes internationales afin de garantir la circulation ininterrompue de l’énergie », alors que les Etats du Golfe ne sont plus en mesure d’exporter leur production, en raison de la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz.


Publié le 05/04/2026 17:53



Mis à jour le 05/04/2026 18:02

Temps de lecture : 2min

De la fumée s’élève du port de Fujairah, aux Emirats arabes unis, le 14 mars 2026, après une frappe de drone. (AFP)

Même si le conflit au Moyen-Orient prenait fin rapidement, l’approvisionnement mondial en pétrole sera durablement affecté, assure l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (Opep+). Dans communiqué publié dimanche 5 avril, à l’issue d’une réunion de certains membres, dont l’Arabie saoudite et la Russie, elle a prévenu que la remise en état des installations énergétiques endommagées dans les pays du Golfe, sera « coûteuse » et prendra « beaucoup de temps ».

Dans ces conditions, l’Opep+, qui regroupe 22 pays producteurs de pétrole, a de nouveau relevé ses quotas de production : selon ce communiqué, l’organisation a décidé « de mettre en œuvre un ajustement de la production » de 206 000 barils par jour (bpj), à partir du mois de mai.

Le 1er mars, soit trois jours après le début du conflit au Moyen-Orient, l’Opep+ avait augmenté ses quotas de production de pétrole du même nombre de barils par jour pour le mois d’avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump menace de s’en prendre aux infrastructures iraniennes, à 24 heures de l’expiration de son ultimatum pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Avant le début de l’opération conjointe des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran, le 28 février, c’est par cet étroit passage stratégique que transitaient un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde. Téhéran y a depuis bloqué l’essentiel du trafic, paralysant les exportations de ses voisins du Golfe et n’autorisant qu’une poignée de navires à passer.

L’Inde, qui importe une large partie de ses besoins en pétrole et en gaz, a déclaré samedi avoir négocié avec l’Iran le passage de quelques-uns de ces bateaux, immobilisés depuis le début de la guerre. Ce même jour, le porte-parole du commandement des forces armées iraniennes a annoncé à la télévision d’Etat que l’Irak n’était pas soumis aux restrictions imposées sur le détroit d’Ormuz, celles-ci « ne [s’appliquant] qu’aux pays ennemis ».

Dans son communiqué de dimanche, l’Opep+ a ainsi souligné « l’importance cruciale de la protection des voies maritimes internationales afin de garantir la circulation ininterrompue de l’énergie ».


Source:

www.franceinfo.fr

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