Elon Musk se rendra-t-il devant la justice française ce lundi 20 avril ? C’est avec sa casquette de patron de X que l’homme d’affaires américain pourrait être entendu, lors d’une audition libre. Il est invité à s’exprimer dans le cadre d’une enquête ouverte en juillet 2025 par le parquet de Paris sur de possibles dérives du réseau social. Vidéos à caractère sexuel en IA, négationnisme ou encore images pédocriminelles… Il y a 3 ans, Elon Musk a pris la tête de la plateforme, la faisant muter de Twitter à X. Et depuis, de nombreuses infractions ont été signalées.
Publié le : 19/04/2026 – 17:23
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L’enquête a été ouverte après les signalements, au début de l’année dernière, d’un député et d’un responsable d’une institution. Objectif des enquêteurs : déterminer si X a enfreint la loi française.
Elon Musk et Linda Yacarino, ancienne directrice générale, sont alors visés puisqu’ils sont à la tête de la plateforme. Initialement concentrés sur l’algorithme du réseau social, les enquêteurs ont depuis largement élargi leurs investigations.
Dans le viseur de la justice française : Grok, l’intelligence artificielle de X. Début février, la justice avait diligenté une perquisition dans les locaux de X. Dans un communiqué publié en février, la procureure de Paris liste 7 infractions pénales sur lesquelles se concentre l’enquête. Parmi elles, détention et diffusion d’images pédopornographiques, contestation de crime contre l’humanité, ou encore atteinte à la représentation de la personne suite à des deepfake à caractère sexuel.
C’est dans ce cadre qu’Elon Musk est convoqué, sans aucune obligation, l’audition libre permettant au mis en cause d’exposer sa version des faits. Libre à lui de s’y rendre ou non.
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Dans une publication, le réseau social avait dénoncé lors des perquisitions un « acte judiciaire abusif » reposant « sur des motivations politiques » et réfuté toute infraction. Il assurait qu’il ne se laisserait « pas intimider ». « Le parquet de Paris tente manifestement d’exercer une pression sur la direction générale de X aux États-Unis en visant (son) entité française », estimait l’entreprise américaine.
Mise au point du parquet de Paris samedi : « Conformément à la procédure pénale française, qui garantit à chaque mis en cause la possibilité de s’exprimer sur les faits dont il est soupçonné, les gérants et personnels de la société X font l’objet de convocations en audition libre », a-t-il rappelé. Mais « leur présence ou leur absence n’est pas un obstacle à la poursuite des investigations », a-t-il poursuivi. Des salariés de X sont également convoqués de lundi à jeudi pour être entendus en qualité de témoins.
À ce stade, la plateforme X ne fait pas l’objet de poursuites pénales dans ce dossier.
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Source:
www.rfi.fr





