Publié le 02/04/2026 22:40
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Alors que le prix du pétrole flambe, tous les automobilistes se posent la même question : comment rouler moins cher ? Comment faire baisser la facture de transports ? Les équipes de France Télévisions ont rencontré ces Français qui s’échangent les astuces et les bons plans.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Ils quittent désormais en petit groupe leur entreprise une fois le soir venu. À Lyon, depuis que le prix de l’essence s’est envolé, Elisa Hermel embarque dans la voiture avec deux collègues sur le siège passager. « Honnêtement, avant, je me débrouillais par mes propres moyens avec ma voiture. Mais c’est vrai que là, en ce moment, avec la hausse de l’essence, ça commence à faire des coûts qui sont quand même assez importants. On se déplace quand même tous les jours pour venir au travail, forcément », explique la jeune femme salariée chez XEFI.
Des économies réalisées contre un simple petit détour solidaire pour le conducteur. « Quentin doit habiter à cinq minutes de chez moi et Elisa habite sur le chemin, et je passe tous les jours, matin et soir, devant chez Elisa. Ce serait vraiment dommage de faire trois voitures », explique le conducteur.
Une envolée du covoiturage, mais aussi des transports en commun. À Marseille, certains habitants redécouvrent le métro et le bus. Une augmentation de 9% par rapport à 2025. « Le mois, ça me coûte à peu près 30 euros personnellement en transport, alors qu’avec la voiture, c’est deux pleins par semaine. Donc ça va vite, on est plus dans l’ordre des 200 euros », justifie un ingénieur a abandonné sa voiture pour aller au travail.
Mais que faire quand on habite loin d’une ville comme à Saint-Savin en Isère ? Ici, pas de métro, pas de train. L’option cheval à la place de la voiture ? Impossible. Alors dans le club de rugby, c’est la solidarité entre parents qui joue à plein. « Souvent, il y en a qui se font emmener chez des copains à côté du stade. On est pas mal à habiter sur Saint-Savin. Par exemple, je viens à pied avec ma fille ou des collègues, et en fait, ils se font déposer, et on les emmène avec nous à pied. Les parents reviennent ensuite les chercher, à un, deux, trois par voiture », confie l’entraîneur d’une équipe d’adolescents.
Pour faire baisser la facture, certains font aussi appel à leur entreprise. À Frontignan, près de Sète (Hérault) Emma Hermann a obtenu de rester chez elle deux jours par semaine pour éviter de prendre la route. Chaque jour de télétravail, en plus, c’est de l’argent moins dépensé en carburant. « Ça me fait économiser 10 à 20 euros par mois. Ce n’est pas négligeable. Même si c’est qu’une dizaine d’euros, si on ajoute toute la vie quotidienne, ça chiffre beaucoup », explique celle qui dispose d’un salaire de 1300 euros.
Ceux qui doivent prendre la route ont une astuce. Ils cherchent sur leur smartphone le carburant au meilleur prix. C’est le premier réflexe de Sabrina en voiture entre la Bretagne et l’Aveyron. « On cherche une station parce qu’on fait de la route et comme on n’est pas d’ici, on a l’application pour trouver une station assez rapidement et essayer d’avoir la moins chère », livre l’automobiliste. Malice, bons plans ou solidarité, les Français risquent de devoir en user pour continuer à conduire sans se ruiner.
Source:
www.franceinfo.fr




