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Fêtes sauvages : la loi bientôt durcie pour organisateurs et participants


Publié le 09/04/2026 22:16

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Dans les Landes, 1 500 personnes ont participé à une fête illégale en pleine forêt. La loi actuelle sanctionne les organisateurs, mais une nouvelle proposition veut durcir les peines, provoquant un débat entre élus locaux et participants sur la légalité et les risques de ces rassemblements.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

C’est au beau milieu d’une forêt des Landes qu’ils sont venus, le week-end dernier, danser au son puissant des enceintes. 1 500 personnes, originaires de France, d’Espagne, d’Italie, regroupées lors d’une fête sauvage, une free party, sous l’œil des gendarmes et d’un hélicoptère qui survole la zone.

Le rassemblement est illégal. Les forces de l’ordre arrêtent les voitures. Mais pour les participants venant à pied, la loi ne permet pas d’empêcher l’accès. Un fêtard raconte : « Les gendarmes sont très gentils en tout cas. Ils nous contrôlent. »

Aucun débordement grave n’a été relevé cette fois. Mais parfois, ce fait d’illégal en plein air dégénère. Source de nuisances ou de tensions avec les propriétaires des terrains squattés. L’an dernier, une fête organisée sur les parcelles viticoles dévorées par les feux dans l’Aude avait entraîné des affrontements entre les participants et les agriculteurs. Aujourd’hui, la loi punit les organisateurs de ces fêtes d’une amende de 1 500 euros, mais une proposition de loi veut alourdir les peines : 6 mois de prison et 5 000 euros d’amende pour les organisateurs. Le simple fait de participer serait passible de 1 500 euros d’amende.

À Tourtour, dans le Var, la proposition est bien accueillie par le maire du village, confronté en novembre à une fête clandestine dans le massif forestier avec 600 participants. « Ils étaient installés ici, donc il y avait un accès libre. Donc, pour les empêcher de revenir, on a fait une tranchée pour interdire l’accès au site », explique Fabien Brieugne, maire (SE) de Tourtour. Inquiet de dégradations et de départs de feu, il estime qu’il faut des sanctions plus dissuasives : « Il faudrait qu’il y ait une saisie du matériel aussi, ce qui n’est pas le cas. Le matériel est rarement saisi, et ça calme tout le monde. »

Mais les organisateurs de ces fêtes s’opposent à un durcissement de la loi, selon eux disproportionné. Renard, ancien organisateur de free party, explique : « Là, on est dans le tour répressif. Une fois de plus, je ne suis pas sûr que ça enlève la détermination des gens à faire les fêtes. Ça va les placer encore plus dans la clandestinité. »

Selon un rapport du Sénat, plus de 300 000 personnes participent chaque année à des fêtes clandestines.


Source:

www.franceinfo.fr

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