A la création du collectif SOS Périscolaire, en 2021, ses deux fondatrices, Anne (qui souhaite rester anonyme) et Elisabeth Guthmann, savent que certains élus ont pu les prendre pour des « mamans hystériques ». Leurs alertes sur les violences et les dysfonctionnements de l’accueil périscolaire rencontraient le silence, voire le mépris. Depuis l’éclatement des affaires parisiennes au printemps 2025, les institutions commencent à les prendre au sérieux. Les deux mères de famille parisiennes ont été reçues récemment au ministère de l’éducation nationale, à l’Elysée et par l’Association des maires de France.
Des centaines de témoignages de toute la France leur sont également parvenus. « Les défaillances ne concernent pas que Paris ou les grandes villes. Dans les petites communes, cela peut être le jardinier, le chauffeur du bus scolaire ou le maire lui-même qui prennent en charge le périscolaire. Evidemment, ils ne sont pas formés pour s’occuper des enfants et cela peut engendrer violences ou maltraitance », analyse Anne, sur la base des récits recueillis.
Créé en novembre 2025 face aux scandales parisiens, le collectif #MeTooEcole appelle aussi à « un audit national sur le périscolaire, ses failles, ses procédures ». « Si Paris cristallise aujourd’hui l’urgence, notre combat dépasse largement la capitale. Ce que nous dénonçons est un problème systémique et national », détaille-t-il, dans une pétition qui a recueilli plus de 22 000 signatures.
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Source:
www.lemonde.fr




