La pétition lancée par ce citoyen de 26 ans contre la proposition de loi défendue par la députée Caroline Yadan vient de franchir le seuil des 500 000 signatures. Elle demande aux députés de s’opposer à l’adoption de ce texte qui élargit le délit d’apologie du terrorisme et crée un délit d’appel à la destruction d’un État.
Publié le 07/04/2026 19:33
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La pétition lancée contre la proposition de loi « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » de la députée (EPR) Caroline Yadan a dépassé mardi 7 avril les 500 000 signatures sur le site de l’Assemblée nationale. Lancée le 18 février, elle peut donc désormais en théorie être débattue à l’Assemblée nationale si la conférence des présidents de groupe l’accepte.
Le texte de la députée de la 8e circonscription des Français établis hors de France, qui comprend Israël, propose notamment d’élargir le délit d’apologie du terrorisme et de créer un délit de négation d’un État. La proposition est inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale les 16 et 17 avril. Alexandre Balasse, 26 ans, diplômé d’une école d’ingénieurs agronomes et actuellement demandeur d’emploi est le citoyen à l’origine de cette pétition qui dénonce un « amalgame entre l’antisémitisme et la critique d’Israël ». Il se réjouit de voir qu’elle a pu atteindre son objectif.
franceinfo : La barre des 500 000 signatures a été atteinte, comment réagissez-vous ?
Je suis assez surpris que le nombre de signatures ait augmenté aussi rapidement. Je m’étais débrouillé pour transmettre la pétition à des associations pour qu’elles la diffusent, j’avais aussi posté le lien sur les réseaux sociaux, c’est peut-être ce qui a pu aider.
Pourquoi avez-vous décidé de mobiliser contre ce texte ?
J’ai vu que le projet de loi était extrêmement dangereux. D’abord, il entend museler notre liberté d’expression. On voit que dans le projet de loi, Caroline Yadan parle « d’apologie indirecte », c’est un peu fourre-tout, ce qui fait que selon moi un simple soutien à la cause palestinienne pourra être interprété comme un soutien indirect au terrorisme, ce qui est complètement aberrant. Ce texte soutient aussi implicitement la colonisation et le génocide en Palestine. Je le trouve aussi dangereux parce qu’il essentialise la communauté juive, il associe la communauté juive à la politique de Benjamin Netanyahou, ce qui risque, selon moi, d’alimenter les propos antisémites, même si évidemment, rien ne justifie jamais les propos antisémites.
Qu’est-ce qui explique votre engagement sur ce sujet en particulier ?
Je me qualifierai comme quelqu’un d’engagé pour un monde plus juste, et pas seulement pour la cause palestinienne. J’avais déjà lancé une pétition auparavant pour la libération de Paul Watson, mais elle n’avait pas été mise sur le site de l’Assemblée. Je suis très impliqué aussi pour la défense de l’environnement et les luttes contre toutes les formes de discriminations comme le racisme, le sexisme ou la psychophobie.
Source:
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