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Alors que Donald Trump exige la réouverture du détroit d’Ormuz, l’Iran maintient un contrôle strict du passage. Malgré les tensions, certains navires continuent de circuler, au prix de négociations discrètes… et de coûts en forte hausse.
Le détroit d’Ormuz, par où transitait avant la guerre près de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, reste sous haute tension. Téhéran a rejeté l’ultimatum de Washington, tandis qu’une quarantaine de pays se réunissent à Londres pour envisager une réponse.
Sur le terrain, le trafic reprend timidement. Environ sept navires par jour ont réussi à franchir le détroit ces derniers jours, contre moins de cinq la semaine précédente et plus de 60 avant la guerre. Parmi les pétroliers, la majorité transporte du pétrole iranien, très peu du brut saoudien.
Un passage sous conditions
Pour traverser, deux leviers dominent : la négociation et l’argent. L’Iran autorise certains navires au cas par cas, selon leur origine et leurs liens politiques. Un système de « droit de passage » s’est également installé, surnommé le « péage iranien » par l’assureur Lloyd’s list.
Selon plusieurs sources, les navires doivent verser l’équivalent d’environ un dollar par baril transporté, soit jusqu’à deux millions de dollars pour un supertanker. Des paiements souvent réalisés en yuan ou en cryptomonnaies.
À ces coûts s’ajoutent des primes d’assurance en forte hausse, voire l’impossibilité de s’assurer. Résultat : franchir Ormuz reste une opération à haut risque. Plusieurs centaines de navires sont toujours bloqués dans la zone, et certains méthaniers ont récemment dû faire demi-tour.
Dans ce contexte, le pétrole qui parvient à sortir devient stratégique. Un tanker initialement destiné à l’Inde a ainsi été redirigé vers la Chine, plus habituée à contourner les sanctions et sécuriser les paiements.
Source:
www.france24.com




