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Défi sportif, dépaysement, vivre-ensemble… Les marathons allongent la foulée en France

Quelque 167 000 coureurs ont franchi la ligne d’arrivée d’un marathon en 2025. Les courses organisés sur cette distance sont, elles aussi, plus nombreuses d’année en année.


Publié le 04/04/2026 16:23

Temps de lecture : 3min

Des participants au marathon de la Rochelle, le 30 novembre 2025. (STADION-ACTU / MAXPPP)

Les Français sont toujours plus nombreux à courir. En 2025, plus de 4 900 courses sur route ont été recensées, selon le baromètre Finishers de l’Union Sport & Cycle, paru vendredi 3 avril. Au cœur de cet engouement se trouve le marathon, distance mythique qui séduit toujours plus d’adeptes. Rien qu’en 2026, une douzaine de marathons ont vu le jour en France, une hausse de plus de 14% qui confirme l’engouement des Français pour la course à pied.

Certains territoires ont bien compris cet enthousiasme, à l’image du département de la Seine-et-Marne où son président, Jean‑François Parigi, lance le marathon de Provins, le 10 mai prochain : « Un marathon comme on le fait là, en Seine-et-Marne, c’est un budget de l’ordre de 400 000 euros. Le risque financier est pris, mais je l’assume totalement à partir du moment où ça va être une marque pour le département. Par contre, ce que ça me rapporte en termes de notoriété et en termes de vivre-ensemble, ça n’a pas de prix. »

Ces initiatives séduisent les coureurs, comme Pierre-Louis, finisher d’une quinzaine de marathons. « Je trouve ça super parce que ça amène de la diversité et ça permet à des gens qui n’ont pas forcément l’envie de courir de se mettre à courir, de se lancer un défi parce qu’ils ont un attrait supplémentaire que l’aspect sportif. Par ailleurs, ça permet de de faire vivre un territoire d’une autre manière », avance-t-il.

Cette offre diversifiée plaît également à Linda, 46 ans, qui privilégie désormais des formats plus intimistes. « Je pense que ça nourrit aussi mon côté qui aime voyager, mon côté qui aime découvrir de nouveaux univers. Et puis c’est une expérience différente, car refaire à chaque fois le même type de marathon, je trouve ça un peu dommage, explique-t-elle. Je m’orienterai beaucoup plus, dans les années à venir, sur des petits marathons, parce que j’ai beaucoup aimé le format du marathon du Finistère où on était 4 000 participants. Et finalement l’ambiance est complètement différente, on retrouve l’esprit familial que j’aime beaucoup dans la course. »

Face à cette multiplication de courses, il faut rester vigilant au moment de faire son choix, met en garde Emmanuelle Jaeger, présidente déléguée de la Fédération française d’athlétisme : « Vous avez d’une part des courses non labellisées et d’autre part, des courses labellisées par la Fédération, qui obéissent à un certain cahier des charges que l’on a défini. Vous avez un niveau bronze, argent ou or. Le fait de regarder le label, de voir si la course est labellisée, vous sécurise sur la fiabilité du mesurage, les conditions de jury, les conditions de sécurité chronométrique et sur la qualité d’accueil. »

Ce label reste un repère essentiel pour les quelque 167 000 Français qui ont passé la ligne d’arrivée d’un marathon en 2025.


Source:

www.franceinfo.fr

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