Au milieu des véhicules militaires couverts de terre et des soldats qui vont et viennent, Isaac Marciano a consciencieusement installé son matériel sur une table : une chaise, un léger peignoir noir et une mallette rose. « Certains vont rentrer du Liban et voudront que je leur coupe les cheveux », explique-t-il. Coiffeur de métier, l’élégant quinquagénaire a fermé sa boutique depuis un mois, mais il continue d’exercer, gracieusement, sur cette base militaire temporaire, installée à Kiryat Shmona. Dimanche 12 avril, après six semaines de guerre contre l’Iran, le travail a repris partout en Israël et les écoles ont rouvert. Mais pas ici, pas dans cette petite ville du nord du pays, située à quelques kilomètres à peine de la frontière avec le Liban.
Il n’y a pas de trêve à Kiryat Shmona, toujours soumise aux tirs de roquettes lancées du territoire libanais par le Hezbollah, le parti-milice chiite pro-iranien, entré en guerre contre Israël, le 2 mars, en soutien à son allié iranien. Aucune pause dans les bombardements israéliens de l’autre côté de la frontière, a prévenu le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, alors que doivent s’ouvrir à Washington, mardi 14 avril, des pourparlers entre Israéliens et Libanais, séparés de ceux concernant l’Iran.
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