Le projet leur a réclamé vingt ans de gestation et a entraîné tant de galères qu’ils ont fini par le produire et le distribuer eux-mêmes. Avril Tembouret et Vladimir Rodionov ont commencé à élaborer leur œuvre dans leurs studios d’étudiant, dans les maisons de famille, puis, au gré des déménagements et au fil des années, dans les appartements successifs de l’un et de l’autre, à Paris et à Montreuil. « Un film en chambre », dit Avril Tembouret pour parler de L’Œuvre invisible, ce long-métrage qui sort enfin en salle le 8 avril.
Le film est le résultat de la quête obsessionnelle de ces deux camarades d’adolescence : découvrir et faire découvrir Alexandre Trannoy, insaisissable cinéaste français, illuminé et ingérable, fan absolu de Marlene Dietrich, qui aurait, au cours d’une carrière s’étalant des années 1950 aux années 1970, dirigé une quinzaine de tournages sans qu’aucun n’aboutisse à un film en bonne et due forme. « Trannoy est un fantasme de réalisateur : il a, quelque part, fait la carrière qu’on aurait rêvé d’avoir », avance le duo, admirateur du septième art d’il y a cinquante ans, qu’ils n’ont jamais connu.
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