En avril 2006, Daft Punk monte sur la scène du festival de Coachella, en Californie. Un retour sur scène très attendu, qui va marquer un tournant dans leur carrière et dans l’histoire des musiques électroniques. En transformant leur répertoire en un flux continu de sons et d’images, le duo français pose les bases d’un nouveau langage scénique.
Publié le : 07/04/2026 – 10:53
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Deux silhouettes casquées. Une pyramide lumineuse. Une foule compacte au cœur du désert californien. Ce soir d’avril 2006, peu de spectateurs savent qu’ils assistent à un moment charnière.
Depuis la fin des années 1990, Daft Punk s’est imposé comme l’un des groupes les plus influents de la scène électronique mondiale. Mais à cette période, le duo traverse une zone de doute. Quelques mois plus tôt, en 2005, sort Human After All, leur troisième album. Plus brut, plus répétitif, il divise. Certains y voient une proposition radicale, d’autres un virage raté. Et contrairement à leurs précédents projets, aucune tournée n’accompagne sa sortie. Jusqu’à Coachella.
Ce concert marque leur retour sur scène après plusieurs années d’absence. Mais surtout, il inaugure une nouvelle manière de penser le live électronique. Ici, les morceaux ne sont plus joués les uns après les autres : ils sont découpés, assemblés, superposés. Les voix reviennent autrement, les rythmes s’imbriquent, les refrains se répondent. « Around the World », « Harder Better Faster Stronger » ou « Robot Rock » se transforment, se croisent et se mêlent. Le duo mashupe, autrement dit remixe, sa propre discographie en direct, pour en faire un seul flux continu, en perpétuelle mutation.
Réinventer le son et la lumière
Sur scène, le dispositif est minimal et spectaculaire à la fois. Une pyramide LED, devenue iconique, à l’intérieur de laquelle Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo manipulent leurs machines. Le visuel accompagne le son, en parfaite synchronisation. Lumière et musique ne font plus qu’un.
Ce soir-là, Daft Punk ne se contente pas de jouer ses titres : il les réinvente. Le live devient un espace de transformation, où le studio est déconstruit pour être recomposé en direct. Une approche qui influencera toute une génération d’artistes électroniques.
Un an plus tard, cette expérience donnera naissance à Alive 2007, album live principalement enregistré à Paris-Bercy. Mais c’est bien à Coachella, en 2006, que tout commence. Un concert devenu culte, qui a redéfini les contours du live électronique moderne.
L’histoire d’un live est à retrouver dans BPM – Bonnes Pulsations du Monde le vendredi à 15h10 TU et le dimanche à 14h10 TU sur RFI.
Source:
www.rfi.fr




