Le pied de biche, le jerrican d’essence et l’allumette sont aussi des armes des bandes mafieuses corses. Deux hommes sont jugés, les 7 et 8 avril, devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio pour une série d’incendies volontaires, en décembre 2022, dans l’île, en lien avec l’entourage familial et politique du président de l’exécutif, l’autonomiste Gilles Simeoni.
Kevin Ornec, 39 ans, en détention provisoire, 11 fois condamné par la justice, et Mourad Amar, 30 ans, sous contrôle judiciaire, dont le casier est vierge, comparaissent notamment pour « destruction par moyen dangereux en bande organisée », « dégradations volontaires » et « transport de substances ou produits incendiaires ou explosifs ».
L’accusation s’arrime sur des caméras de vidéosurveillance qui retracent depuis Corte (Haute-Corse), puis à 60 kilomètres au sud, à Sarrola-Carcopino (Corse-du-Sud), en périphérie d’Ajaccio, le road trip de deux hommes portant une veste à capuche, roulant dans une voiture volée, une C3 blanche aux rétroviseurs chromés, dans la nuit du 5 au 6 décembre 2022. Trois établissements sont atteints avec les mêmes méthodes et un « projet unique », dixit le parquet : l’un manie le pied de biche pour ouvrir une fenêtre, une porte ou briser une vitre, l’autre répand un bidon d’essence avec un bec verseur pour enflammer instantanément.
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Source:
www.lemonde.fr




