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Conjoint arrêté en Algérie, zone de recherche… Où en est l'enquête sur la disparition de Manon Relandeau en Loire Atlantique

La jeune mère de famille, qui n’a plus donné signe de vie depuis le 27 mars, reste introuvable. Son conjoint, principal suspect dans le dossier, a été interpellé en Algérie où il se trouvait avec leur fille de 15 mois.


Publié le 29/04/2026 18:13

Temps de lecture : 3min

La maison de Manon Relandeau, une mère de 31 ans portée disparue, à Saint-Étienne-de-Montluc, dans l’ouest de la France, le 29 avril 2026. (DAMIEN MEYER / AFP)

Plus d’un mois après la disparition de Manon Relandeau, une éleveuse et dirigeante d’une pension pour chevaux de 31 ans, portée disparue depuis le 27 mars à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), son conjoint a été interpellé en Algérie, où il s’était rendu avec leur fille de 15 mois. La jeune femme reste introuvable à ce stade. Une enquête pour meurtre est ouverte par le parquet de Nantes. Mercredi, d’importants moyens ont été déployés pour la retrouver.

Son conjoint arrêté en Algérie

Le conjoint de Manon Relandeau est le principal suspect dans le dossier. Il s’agit d’un ressortissant algérien de 41 ans. Il a été arrêté lundi en Algérie après plusieurs jours de traque, a indiqué le parquet de Nantes. Il avait pris l’avion avec sa fille le 2 avril pour l’Algérie, une semaine après la disparition de l’éleveuse.

Depuis là-bas, il a « contacté plusieurs personnes par téléphone », selon le procureur. Il avait également posté des vidéos sur TikTok clamant son innocence et affirmant que sa compagne était en vie, rapporte ICI Loire Océan. Deux autres personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire les 22 et 23 avril pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime et modification des lieux d’un crime, selon le parquet.

Des recherches sur « plusieurs dizaines de kilomètres carrés »

Les recherches se poursuivent mercredi dans une zone très rurale étendue autour de l’exploitation agricole de la jeune femme, qui s’étend sur environ 70 hectares. « Quinze enquêteurs sont en permanence sur le dossier », a indiqué le commandant de la gendarmerie de Nantes, Gonzague Caffart, dans un point presse mercredi.

Les investigations couvrent « plusieurs dizaines de kilomètres carrés » composés de marais, de canaux et de zones difficiles d’accès. « Ces zones marécageuses, boueuses » sont des « étendues très vastes avec peu d’habitations », a-t-il précisé, évoquant des conditions compliquées et « peu de renseignements de la population ». La zone est également composée de beaucoup de petits canaux d’eau appelés étiers, qui affleurent autour des routes et des champs, ce qui complique les recherches.

Des moyens importants ont été déployés, dont un hélicoptère, des équipes cynophiles et « deux types de drones différents » de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) pour explorer des secteurs inaccessibles. « La gendarmerie est prête à mettre un maximum de moyens sur cette affaire », a assuré Gonzague Caffart, ajoutant que les recherches pourraient se poursuivre « encore un long moment ». Sur les premiers jours de l’enquête, plus de 60 gendarmes de la compagnie de Nantes ont été mobilisés, appuyés par 40 gendarmes spécialisés dans les recherches, avec un hélicoptère, des plongeurs et des maîtres-chiens, rapporte ICI.

Manon Relandeau a contacté une association de lutte contre les violences faites aux femmes

Les voisins dépeignent son compagnon comme un homme « beaucoup plus froid que Manon, qui cherche à la contrôler, qui lui interdit d’avoir des contacts avec d’autres hommes, surveille son téléphone, et répond parfois à sa place », rapporte ICI Loire Océan. Ces voisins estiment qu’il a pu continuer à envoyer des messages avec le compte Facebook de sa conjointe, alors qu’elle était déjà recherchée.

Les messages reçus par les proches de Manon ne correspondent en effet pas au style de la jeune femme. Celle-ci, en plus de son exploitation, tenait une pension pour chevaux et pratiquait l’équitation en compétition. « Manon n’aurait jamais abandonné ses chevaux », assure une connaissance à ICI. Ses proches disent avoir reçu un SMS venant du numéro de la jeune femme, les informant qu’elle partait trois semaines en formation Politique agricole commune. « Ça m’avait intrigué. J’avais trouvé ça bizarre, surtout que ça n’existe pas, une formation PAC », expliquait un voisin, qui avait également tiqué sur la « tournure » du message.

Manon Relandeau avait contacté Citad’elles, un lieu situé à Nantes pour les femmes victimes de violences, et avait rendez-vous le 3 avril, selon ICI. Elle ne s’était pas rendue au rendez-vous, selon le procureur de la République. Elle n’avait pas porté plainte contre son conjoint, mais « il est difficile d’en tirer quelque conséquence que ce soit compte tenu du contexte », précisait le procureur lundi.

Un appel à témoins avait été lancé par la gendarmerie, qui travaille actuellement sur une cinquantaine d’entre eux. L’appel à témoins est de nouveau relancé avec la création d’une adresse mail dédiée : dispamanon-sr-nantes@gendarmerie.gouv.fr


Source:

www.franceinfo.fr

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