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Confrontés à la guerre au Moyen-Orient, des industriels préparent des hausses de prix en magasin

Face aux risques de hausse des prix liés à la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement refuse de rouvrir les négociations commerciales et appelle à la modération. Mais déjà, des industriels comme Lactalis annoncent des hausses, signe d’une pression croissante sur les prix en magasin.


Publié le 20/04/2026 08:18



Mis à jour le 20/04/2026 08:19

Temps de lecture : 3min

Des produits laitiers stockés dans l’usine de Grenade de l’entreprise espagnole Lactalis Puleva SL. (ROBIN BJALON / AFP)

Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, réunit les distributeurs lundi 20 avril à 11 h pour faire un nouveau point sur la situation. Malgré les risques d’inflation que fait peser la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement ne veut pas rouvrir l’ensemble des négociations commerciales entre les supermarchés et leurs fournisseurs agroalimentaires.

Cette position a été réaffirmée dimanche sur BFM TV par la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, qui ne faisait qu’appuyer les propos du ministre des PME, Serge Papin, tenus en parallèle dans un entretien au JDD. Un feuilleton médiatique alors que les Français craignent l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur leur pouvoir d’achat et que les professionnels sont confrontés, ou vont l’être avec décalage, à une hausse du coût des matières premières.

La situation est tendue et le ministre des PME, lui-même ancien patron du groupe de distribution Système U, appelle au calme. Pour Serge Papin, nous ne sommes pas dans la situation de 2022 avec la crise du Covid, lorsque les négociations avaient été effectivement rouvertes. Chaque année, entre décembre et mars, distributeurs et industriels discutent âprement pour déterminer le prix des articles vendus en rayon. Les tarifs pour cette année ont, par définition, été négociés avant le déclenchement des bombardements sur l’Iran. Or, avec la volatilité des prix du pétrole, l’envolée des coûts de l’énergie et la forte perturbation du transport maritime, toute la chaîne logistique est remise en question, ce qui ne peut qu’augmenter le prix final des produits de grande consommation.

Certains industriels ont déjà annoncé une hausse des prix de vente en magasin. Le géant laitier français Lactalis, connu pour ses marques de crémerie Président ou le lait Lactel est le premier à la mettre en place. Sans préciser les ordres de grandeur, Lactalis indique clairement qu’il va répercuter l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur le prix de ses produits.

Dans ce contexte, à défaut d’intervenir directement, le gouvernement veut jouer l’apaisement. Pour l’instant, il appelle chacun à être raisonnable, car, finalement, ses marges de manœuvre sont très étroites. Sauf à rappeler qu’il restera vigilant pour éviter les dérapages, ce n’est pas à l’État de fixer les prix dans le secteur privé de la distribution. Un blocage de ces prix, que réclament certains partis politiques, serait pire, car l’histoire montre que cela entraîne toujours des pénuries.

Le gouvernement est conscient qu’il y aura répercussion de la hausse des tarifs de l’énergie sur la production, et donc sur les prix en magasin, mais cette hausse ne doit pas aller au-delà.


Source:

www.franceinfo.fr

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