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"C'est la valeur sûre, c'est tout au long de l'année" : à Bordeaux, la chocolaterie Cadiot-Badie fête ses 200 ans


Publié le 04/04/2026 23:02



Mis à jour le 04/04/2026 23:03

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Les fêtes de Pâques sont pour tous les chocolatiers une séquence à ne pas rater : elles représentent parfois entre 20 et 30% du chiffre d’affaires de l’année. C’est le cas notamment pour les maisons familiales, qui sont devenues au cœur des villes des repères affectifs pour plusieurs générations.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.

À Bordeaux (Gironde), c’est une institution, et à la veille de Pâques, un lieu très convoité : la chocolaterie Cadiot-Badie. « C’est la valeur sûre, c’est tout au long de l’année, c’est vraiment délicieux », glisse une cliente. Des œuvres d’art à croquer, avec ou sans modération. « C’est un peu la madeleine de Proust, et on a envie de tout goûter. Donc effectivement, c’est très tentant, et c’est plutôt comment se limiter sans faire d’excès. Ça va être ça le défi, je pense », abonde une autre.

La chocolaterie fête cette année ses 200 ans. Cadiot-Badie, c’est l’histoire de deux femmes, deux sœurs, propriétaires de la boutique. Un savoir-faire avec une recette signature : la guinette bordelaise. Petit bijou, la guinette est une cerise à l’alcool enrobée de chocolat. « C’est un petit secret maison, même s’il y a d’autres Bordelais qui en font. Mais c’est vrai que c’est typiquement bordelais ; à l’extérieur de Bordeaux, c’est compliqué d’en trouver », confie Alexandre Michaud, chocolatier.

Un travail d’orfèvre, qui se transmet de génération en génération. « Il faut que le métier se transmette, et on est content de former des petits jeunes. Il faut qu’ils perpétuent le métier et le savoir », avance Grégory Fardet, chocolatier. Ici, la star de Pâques n’est pas un œuf ni un lapin, mais un grand monsieur : le marquis de Tourny, celui qui a métamorphosé Bordeaux. « Il a révolutionné le centre de Bordeaux. On lui doit de belles allées, les allées de Tourny. Le marquis nous est fidèle depuis des années », glisse Serge Michaud, le propriétaire de la chocolaterie Cadiot-Badie.

Dans cette boutique, plus de cinq tonnes de chocolat sont produites rien que pour Pâques. Alors en coulisses, c’est l’effervescence. Audrey Bruneau Marchand, aide chocolatière, est une ancienne athlète de haut niveau. Pour elle, c’est un peu comme la préparation d’un marathon. « Je la prends un peu comme une compétition. Je sais que c’est court, mais ce sera intense », sourit-elle. Après Noël, Pâques est l’une des périodes les plus importantes de l’année pour la chocolaterie : près d’un quart du chiffre d’affaires total de l’année.


Source:

www.franceinfo.fr

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